semblant craindre la colère de son maître, Henri recula instinctivement! Il n'avait pas peur de Charles, mais il savait que les humeurs de son suzerain pouvaient amener les pires extrémités. Tentant une fois de plus une explication, le conte d'Haiseult repris la parole.

- Cet enfant est certes bien jeune, mais il est ,au même titre que vous, héritier à la mairie. Et comme Plectrude gouverne en son nom, il est à craindre que le peuple lui donne son soutien quand le moment sera venu.

- Le peuple? Demande Charles incrédule. Mais que viennent faire ces quelques cerfs dans cette histoire? Le monde aime les vainqueurs, Chassons cette grâce, laissons dieu s'occuper de sa descendance et qu'il me laisse m'occuper du royaume des Francs.

Charles avait une façon déconcertante de gérer ces affaires. Pour lui tout était simple, comme il ne doutait pas de sa légitimité, il ne doutait pas de la réussite de son projet. Soudain, semblant possédé par une puissance supérieure, Charles lança son étalon blanc en direction des portes de la ville.

- Suis-moi, mon ami dit-il sans se retourner, ce soir nous mangerons dans mon hôtel de la belle ville de Metz.

A peine était-il arrivé aux portes de la ville qu'un homme armés d'une fourche le stoppa et le menaça de l'oxire s'il ne rebroussait pas chemin.

- Qui es-tu? Demanda Charles

- Je m'appelle Gustave Messir et je me vois dans l'obligation de vous interdire l'entrée de la ville.

- Et pourquoi cela questionna le conte d'Haiseult, qui venait d'arriver.

- C'est la révolution Messir, nous avons appris que le duc d'Austratie s'était libéré et venait prendre les armes contre sa belle-mère Plectrude. Le visage de Charles rayonnait, il se retourna vers son ami sans plus prêter attention au paysan. Henri qui n'avait rien perdu de la conversation s'approcha interrogea l'homme à la fourche.

- Et qu'attends-tu là l'ami? Demanda-t-il

- Nous fermons les portes de la ville, plus personne ne pourra entrer sans l'accord de Messir Thierry.

Charles et Henri se regardèrent un bref instant. Ils semblaient tous deux avoir eu la même idée.

- Hé bien Gustave, c'est ton jour de chance dit Charles en lui jetant une poignée de pièce d'or. Prends cet argent et va dire à Thierry que son suzerain Charles demande a rentrer dans sa ville.

Un instant incrédule, le paysan eu tôt fait de ramasser la fortune jetée à terre et de s'empresser d'exécuter ses ordres.

En regardant l'homme s'éloigner, Charles pensa qu'il n'allait pas tarder à savoir si son ami d'enfance lui était resté fidèle.