- Que me voulez-vous? Demanda finalement Van Harteveld.

- Nous vous avons choisi pour être le prochain président de notre pays.

Benjamin eu un petit rire nerveux. Toujours aveuglé par la lumière qui était dirigée dans sa direction, il parvint néanmoins à distinguer une silhouette. Il apperçu en effet l'ombre d'un homme de corpulence assez forte assis dans un fauteuil visiblement fort confortable.

- Si vous voulez me voir élu, alors votez pour moi dans un mois ou donnez-moi de l'argent pour financer ma campagne. Mais il n'était pas nécessaire de faire tous ces mystères.

Soudain, la lumière s'éteignit, Benjamin mis quelques secondes à s'adapter à la pénombre. Puis le gros spot s'éclaira à nouveau. L'homme repris alors son monologue

- Comme vous le voyez vous êtes un jouet pour nous. Nous pouvons vous aveugler, vous tuer, vous réduire au silence quand nous le désirons.

Cette dernière phrase terrifia Benjamin. Depuis qu'il fait de la politique, il a toujours été entouré par une série de gardes du corps, au début, l'idée d'être la cible d'un déséquilibré l'empêchait de dormir, mais avec le temps il avait fini par se sentir invulnérable, encourager par le professionnalisme de ses anges gardiens;

Hors ce soir-là, Van Harteveld était livré à lui-même et face à un individu plus que menaçant.

-Mais qu'attendez-vous de moi? Fini-t-il par dire

- Nous voulons que vous rejoigniez notre groupe et qu'une fois élu vous dirigiez le pays comme nous vous le conseillerons.

- Et si je refuse? Demanda Benjamin d'un air de défi

L'homme éteignit à nouveau le spot, leva son imposante masse et se dirigea vers Benjamin. Il pouvait maintenant distinguer son visage. Van Harteveld pouvait voir que l'homme qui le menaçait était gros, chauves et portait la moustache, la pénombre l'empêchait de pouvoir distinguer plus clairement. Quand l'homme fut arrivé à sa hauteur, il se pencha et glissa dans le creux de l'oreil:

- Si vous refusez, vous serez détruit.