- C'est à vous qu'il parle ? demanda Malhax

- Et à qui d'autre ? Répondit Wy-dadou. On pouvait facilement voir au comportement de l'ancien chef de guerre qu'il se sentait très à l'aise. Comme tout bon providien, il aimait la flatterie, qu'on lui fasse des courbettes et des compliments. Pour la première fois, depuis son incorporation forcée, il se sentait utile. Il appuya sur le bouton activant l'intercom, après une petite seconde d'hésitation il pris une profonde respiration et commença son numéro d'acteur.

- Ici Wy-dadou. Je prends bonne note de votre proposition, nous serons deux à bord. Préparez notre arrivée !

Durant la conversation, le commander Malhax fut pris d'un vertige. Il se rendait compte que l'avenir du Victory et de l'humanité était entre les mains du pire ennemi que le monde ait connu. D'un mot ou d'une phrase il pouvait dire la vérité à Dy. de tous ces sénarii, il se demandait si le plus terrible n'était pas de ne plus revoir Nastasi.

- Eh bien, jusqu'ici tout va bien. On dirait que le vieux politicien que je suis a encore de la ressource

Malhax ne réagit pas tout de suite, perdu dans ces pensées, il n'avait pas entendu la conversation. Inconsciemment, il savait que Wy-dadou n'avait pas trahi. Depuis cet instant le responsable de la destruction de la terre était devenu membre à part entière du Victory.

Wy-dadou, de son côté se sentait observé, il avait songé vendre le victory à Dy, il savait qu'il pourrait même rentrer sur Provids à bord du Victory, L'acceuil triomphant qu'il y recevrait suffirait à assoir suffisamment son autorité pour reprendre le pouvoir. Il avait toutes les raisons de haïr les terriens, il leur devait son plus grand échec, son exil. De plus Dejond ne l'avait-il pas forcer à l'accompagner sur le victory, n'avait-il pas injecté dans ses veines un poison mortel? Pour toutes ses raisons il avait envie de les trahirs. Mais, il fallait bien avouer que depuis qu'il était à bord, depuis qu'il fréquentait au quotidien les terriens, son opinion changeait. Oh, il trouvait bien que les êtres humains étaient laid, cupides, sans foie ni lois, mais, sans comprendre pourquoi il les trouvait sympathique. Il avait découvert le sens du mot amitié, Wy-dadou se surpris à éprouver le la compassion et de l'amour pour Nastasi et Malhax. Sur sa planète la femme n'avait pas la même valeur.