Pas facile, quand on s'appelle Jack Bye, d'avoir une vie normal. Pourtant, quand on est le privé le plus réputé de son pays, avoir une vie normal est quasi impossible.

Pourquoi je vous parle de cela? L'autre jour, un homme pousse la porte de mon bureau. Il était assez grand et élégamment vêtu. Il dépose une mallette sur ma table et l'ouvre devant moi. Elle était remplie de billet de banque.

- C'est gentil d'avoir pensé à moi ! lui fis-je comme pour lui montrer que cet argent ne m'impressionnait pas L'homme sourit et me présenta une photo. On pouvait y voir une jolie jeune femme accompagnée par un vieil homme gros et chauve. La photo ne pouvait laisser aucun doute, il s'agissait d'une fille et son père. Et dans ce cas fort proche, ou d'une femme intelligente au bras d'un homme riche. Je compris rapidement qu'il s'agissait de la seconde option.

- Voyez-vous, dit l'homme en me désignant la photo. Il s'agit de Gaspard Hulirach le président de Cocaspi la boisson bien connue. La femme que vous voyez à côté est ma fille.

- Belle photo de famille lui fis-je d'une voix détachée, histoire de bien lui faire comprendre que sa conversation me passionnait.

- Monsieur Bye, je n'irai pas par quatre chemins. Cette valise contenant deux millions de dollars est pour vous si vous acceptez de tuer cet homme.

Naturellement, pour autant d'argent, on accepte de tuer n'importe qui. Au nom de ce que certain bien pensant ont nommés la morale, je le suis quand même vu dans l'obligation de refuser cette aimable proposition.

- On s'est mal compris, poursuivit-il. Je ne vous demande pas de le tuer. Mais d'accepter de le tuer.

- là, je ne comprends pas.

- Disons, que j'ai mes raisons. Je prendrais contact avec vous plus tard.

La dernière fois qu'une personne est venue me voir en proposant de l'argent et une promesse d'une autre visite j'ai fini chez les fous. Aussi, je n'avais pas vraiment envie de le laisser partir.

C'est donc, le plus innocemment du monde que j'ai couru après lui dans le couloir, le hasard à voulu que ma main frôle le fameux "objet contondant". Et, oui je l'ai assommé avec une petite statue qui trônait sur le bureau de miss Peggy. J'ai frappé un peu trop fort et je l'ai quelque peu tué.

L'histoire aurait pu s'arrêter là, mais il a fallu qu'un évènement incroyable survienne.

A suivre