Situation: Un appartement, des meubles de luxes,

Personnages: Charles, le major d'homme, Bernard, le mari, Claire, la femme, Simon le fils, Magalie, la fille, Benjamin le comédien, Etienne, l'homme d'affaire.

Acte 1 : Quand on ne sait pas quoi faire de son argent.

"Dring, Dring"

Bernard: Eh bien Charles, allez répondre au téléphone.

Charles, non chalent: Oui monsieur. Allô ici la maison des Dufermont j'écoute. Ah? Oui très bien. Monsieur, il y a ici un certain Monsieur Loyal qui souhaite vous parler.

Bernard: Ah oui, c'est le notaire de madame. Passez le moi. Allô? Hubert? Quoi de neuf vieux bandit? L'oncle de ma femme est mort? C'est triste ça. Une concession? En Gambie? Mais que voulez-vous que... Ah il est lié à l'héritage? Eh bien vendez le terrain ! Vous ne pouvez pas? L'oncle de ma femme s'y est opposé... Mais je vais lui casser les reins moi.

Charles qui fait le ménage dans le salon (voix passive) : Ce ne sera pas possible monsieur est allergique à la poussière !

Bernard se retournant vers charles: Occupez-vous de nos poussières vous! Allô Hubert? Mais c'est dramatique ça. Que voulez-vous que je fasse d'un terrain en Gambie? Refuser? Mais vous connaissez ma femme aussi bien que le connait !

Charles en se tournant pour ne pas être entendu : il ne croit pas si bien dire

Bernard regardant Charles : Qu'est-ce que vous dites ?

Charles: Rien Monsieur, je range.

Bernard: Allô? Mais c'est très grave ça ! Je n'ai pas les moyens d'entretenir un village en plus ! Je dois absolument m'en débarrasser. C'est ça. Aurevoir ! - il raccroche et s'adresse à Charles: Allez me chercher madame, dites-lui bien que c'est urgent.

Charles sort de la pièce et Bernard reste seul.

Bernard s'assoie sur le canapé: Un village ! Voilà que ma femme hérite d'un village ! Il ne pouvait pas nous laisser de l'argent ou un tableau? Voilà ce que c'est que de vivre comme un original, on se retrouve avec des héritages à la con.

Claire entre dans le salon (d'une voix enjouée): Me voilà! Alors, mon chéri, Clarles me dit que tu as une bonne nouvelle à m'annoncer.

Bernard: Effectivement, ton oncle est mort.

Claire s'assoie effondrée sur le canapé: Oncle Henri est mort?

Bernard visiblement énervé: Mais non, lui il est en pleine forme. Il s'agit de votre autre oncle, Fabrice.

Claire étonnée: Tonton Fafa? Mais aux dernières nouvelles il était en Afrique ?

Bernard: Et alors, je ne vois pas le rapport? Et puis vous ne regardez pas les infos? En Afrique on meurt tous les jours!

Claire: Oui, mais il va me manquer il était si original.

Bernard de plus en plus agacée: Mais vous ne l'avez pas vu depuis plus de 15 ans.

Claire se mouchant: Mais quand même. Il a laissé un testament?

Bernard se retournant vers Charles toujours présent à faire le ménage: Décidément, elle récupère vite.

Il vous demande de subvenir au besoin d'un petit village: Les coulignaris

Claire: Il nous laisse un village? Comme c'est mignon.

Bernard: Pas un village un terrain, lié au village.

Charles en rangeant des cousins: Que monsieur ne compte pas sur moi pour y faire le ménage.