Le candidat à la présidence était appeuré. Ces hommes capables d'enlever un personnage comme lui étaient certainement capable de tout.

- Que me voulez-vous? Demanda finalement Van Harteveld.

- Nous vous avons choisi pour être le prochain président de notre pays.

Benjamin eu un petit rire nerveux. Toujours aveuglé par la lumière qui était dirigée dans la direction, il parvint néanmoins à distinguer une silhouette. Il apperçu en effet l'ombre d'un homme de corpulence assez forte assis dans un fauteuil visiblement fort confortable.

- Si vous voulez me voir élu, alors votez pour moi dans un mois ou donnez-moi de l'argent pour financer ma campagne. Mais il n'était pas nécessaire de faire tous ces mystères.

Soudain, la lumière s'éteignit, Benjamin mis quelques secondes à s'adapter à la pénombre. Puis le gros spot s'éclaira à nouveau. L'homme repris alors son monologue

- Comme vous le voyez vous êtes un jouet pour nous. Nous pouvons vous aveugler, vous tuer, vous réduire au silence quand nous le désirons Un frisson d'horreur traversa tout le corps du politicien. Il se sentait piégé, à la merci de ces individus. L'homme, caché derrière les lumières, remarqua la peur de Van Harteveld, il s'empressa d'ajouter.

- Si vous pensez pouvoir nous échapper. Vous devez savoir que nous avons déjà un joli tableau de chasses avec les présidents. Nous avons Kennedy naturellement, mais aussi Nixon, De Gaule, Léopold III, Doumer, Musolini, Le Tsar Nicolas II et bien d'autres encore.

Benjamin se raidit et essaya de riposter, au moins verbalement aux menaces de son interlocuteur.

- Vous pensez m'impressionner? Cria-t-il en direction du grand phare lumineux.

- Pas vraiment, dit l'homme. Mais si nous avons pu détruite ou faire fléchir tous ces hommes, vous ne nous poserez pas beaucoup de problèmes. Mais encore une fois rassurez-vous, nous voulons simplement nous assurer que vous respecterez notre marché.

- Je n'ai pas le souvenir de m'être engagé avec vous en quoi que ce soit. Répliqua Benjamin de plus en plus sur les nerfs.

- Monsieur vous voulez jouer dans la cour des grands. A vous d'en assumer les conséquences, fit l'homme toujours de sa voix métallique.

- Qu'attendez-vous de moi exactement? Demanda avec résignation le candidat à la présidence.

- Oh rien de bien particulier. Nous vous demandons de renoncer à votre projet de loi contre les armes. De plus, nous vous demanderons de soutenir la guerre en Palestine. En échange nous vous accorderons une remise à niveau de votre économie pendant deux ans. Le taux de chômage de votre pays est assez affolant. C'est mauvais pour les affaires. Naturellement nous vous demanderons de nommer comme ministre les personnalités que nous vous désignerons.

- Et si je refuse? Demanda Van Harteveld?

- Nous ne pouvons malheureusement pas truquer les élections, mais un scandale est si vite arrivé. Vous pouvez aussi renoncer à la présidence. Ce serait regrettable pour tout le monde.