Prologue Le Commandant Dejond n'était pas homme à se soucier des détails, mais il y avait le protocole, ce protocole qu'il avait lui-même bafoué lors de ce qui est devenu la plus grande bataille de l'histoire de l'humanité. En effet, Casimir Dejond avait, au péril de sa vie et contre tous les règlements de la confédération, pulvérisé le vaisseau Mère providiens. Mais aujourd'hui, Dejond doit se soumettre au protocole. En effet, il devait passer en revue les troupes, du moins ce que la bataille en avait laissé... Car la Terre n'étant plus qu'un gigantesque brasier, il n'y avait plus que la Colonie Lunaire et son petit 10 millions d'âmes pour représenter la race humaine... De ces 10 millions de survivants, Dejond ne pouvait plus compter que sur une armée de cent mille hommes et femmes. Un bien maigre contingent face aux millions de soldats providiens prêts à exterminer la race humaine. Le voici donc occupé à passer en revue l'escadron 4 du Victory, qui par la force des choses deviendra après la cérémonie, le 1er escadron Confédéral. Escadron qui a en charge la protection des personnalités ! Personnalités bien moins nombreuses qu'avant la guerre. Car il n'y avait plus de président de la Confédération, plus de ministres, plus d'ambassadeurs, tous avaient péri lors de la bataille entre la race humaine et les Providiens, cette race austère qui ne songe qu'à son propre intérêt. Des milliards d'humains il ne restait donc plus que quelques millions d'âmes, de ces personnes le Commandant Dejond, capitaine du Victory le plus grand vaisseau de la flotte, était devenu la plus haute personnalité de la colonie lunaire. Après une inspection aussi brève que protocolaire, Dejond prit la parole : - Escadron 4, garde à vous ! Il y a 6 mois, au cours d'une des batailles les plus sanglantes de l'histoire de l'humanité, vous avez fait preuve d'un courage et d'un esprit d'initiative qui dépassent de loin vos fonctions. Voilà pourquoi, à dater de ce jour et suite aux nombreuses pertes que notre confédération a subies, je vous nomme "Gardien et protecteur de la confédération"... Vous voilà donc tous membres de l'escadron 1 de la confédération ! Que Dieu vous protège et vous guide dans votre tâche ! Les Pilotes du nouvel escadron étaient très fier. Ils allaient faire partie de l'élite de l'armée. Il y avait deux honneurs dans la vie d'un pilote. Le premier était de servir sur le victory dans l'escadron 4 appelé aussi escadron Alpha car il était souvant en première ligne lors des combats le second faire partie de l'escadron 1 de la confédération. Ils venaient de faire les deux. À côté du Commandant Dejond, on retrouvait le Commander Malhax et le lieutenant Nastasi, sa femme ! Ils s'étaient mariés au lendemain de la bataille. Le Professeur Landersen et le Chef Martin sont les autres membres du Victory qui ont participé à la victoire ! Tous ont décidé de rester au service du Commandant Dejond et de la confédération à bord du seul vaisseau capable de tenir la distance contre les Providiens... Chapitre 1 Quand Wi-dadou descendit de sa navette, on ne peut pas dire qu'il eut un accueil chaleureux, que du contraire ! D'ailleurs il n'était pas de très bonne humeur, après tout sa navette de survie avait dérivé plus de 9 mois avant d'être recueillie par un vaisseau providien qui passait par hasard dans ce coin de la galaxie de Pégasse. La première personne qu'il vit à son arrivée c'est le nouveau Commandant suprême de la glorieuse population providienne ! Les Providiens resembles à des humanoïdes par certain côté. Leur visage est semblable aux notre à l'exception de l'absence total de poil sur leur crâne et le teint grisonnant. Leur corps par contre est totalement recouvert de poils de couleurs variables. Pouvant passer du Noir au blanc en passant par le roux, le brun voir même le rouge. La couleur des poils de Wi-Dadou s'approchait du rouge avec quelques tache blanche. Ses mains sont, comme tous les providiens, divisés par quatre longs doigts. Tandis que ses pieds comportant six doigts. Les scientifiques de la terre ont longtemps supposé qu'il en était ainsi pour facilité leur progression sur leur terre d'origine dont le paysage est fortement cassé. - Bonjour Wi-dadou. Je m'appelle Wi-draid et je suis ton nouveau maître, tu connais nos lois, elles sont claires et tu as connu la défaite ! - Jamais vous entendez ! Jamais je ne serai votre esclave ! Moi, qui ai apporté la victoire à notre nation ! Voilà comment je suis récompensé ? Wi-draid éclata de rire, un rire narquois, presque maléfique qui glaça le sang de Wi-dadou ! Au contraire de Wi-Dadou, Wi-draid était de couleur blanche. Sa taille était supérieur à celle de l'ancien commandant suprême et il était plus large d'épaules. Voilà pourquoi rien que par sa présence Wi-draid imposait le respect. Il était en total contradiction avec Wi-dadou. Là où le premier imposait sa force l'autre arrivait à ses fins par discourt et longue exposé. La soudaine prise de pouvoir de Wi-draid s'expliquait par le fait que personne chez les providiens n'osaient se dresser devant lui. Seul Wi-dadou y arrivait par son intelligence supérieur. - Par tous les dieux ! Une victoire ? Nous avons perdu presque la moitié de notre flotte, si les humains attaquaient aujourd'hui nous serions probablement exterminés. Et tu appelles cela une victoire... Tu es le seul survivant ! Wi-dadou n'aurait pas été un guerrier il aurait probablement versé une larme à entendre qu'il était le seul survivant. Malgré cela, il eut le courage de soutenir le regard haineux de Wi-draid, il savait par ce regard que les choses avaient changé. Auparavant personne n'eût osé soutenir son regard. - Si je suis le seul survivant, vous n'avez donc pas les mêmes renseignements que moi ! Sachez mes frères que la Terre n'est plus qu'un tas de cendres, la race humaine est pratiquement exterminée, il ne reste plus que la colonie Lunaire, une poignée d'hommes ! Partons sur l'heure et je vous promets que les humains seront bientôt un souvenir de l'histoire ! - Je me rappelle que tu nous l'avais promis il y a un an... voilà où nous en sommes aujourd'hui ! Wi-Max venait de prendre la parole, il était bien décidé à faire valoir son avis ! Il s'agissait d'un petit être deux fois plus petit que Wi-draid et bien plus vieux. Il osait prendre la parole dans ce conflit car ses congénères était respectueux de son âge et de son expérience militaire. - Mon frère, dit-il, puisque tu as encore l'audace de nous appeler ainsi, nos familles ont assez souffert de cette guerre ! Laissons ces humains. Et reconstruisons notre monde !

Wi-dadou, ivre de colère, n'en pouvait plus ; de rage il souleva d'une main le conseillé Wi-Max et le projeta violemment contre le mur, rapidement et sans que personne ne puisse vraiment comprendre pourquoi, les centaines de soldats dans le hangar prirent position, les uns rejoignant Wi-draid, les autres Wi-dadou... Aujourd'hui une guerre civile éclate sur Provide et l'issue de cette guerre pourrait bien déterminer la survie de la race humaine. Chapitre 2 - Gabe ? C'est toi ? Le Commander Malhax faisait souvent des rêves étranges, surtout depuis son accident qui faillit lui coûter la vie. Il ne s'explique toujours pas la présence de cet être étrange qui lui avait parlé dans son coma quelques jours avant l'attaque des Providiens... Régulièrement ce petit personnage volant, vêtu tout de blanc et dont la voix ressemblait étrangement à celle d'un cardinal pendant la messe, venait lui rendre visite. Malhax n'arrivait que rarement à parler avec lui... dans ses rêves il semblait apparaître sans intervenir... Cette nuit-là, pourtant. - Nataniel ? Comment tu vas ? Ça fait plaisir de te voir ! Tu as l'air en forme ! Mais dis-moi, qui est cette femme dévêtue dans le lit à côté de toi ? Le Commander n'était plus surpris par la façon dont Gabe s'adressait à lui. Après tout, ne s'était-il pas trompé lors de leur première rencontre ? Croyant s'adresser au Commandant Dejond ? - Gabe, cette personne est ma femme, elle s'appelle Nastasi, Gaël Nastasi ! Nous nous sommes mariés il y a déjà huit mois. Gabe semblait intrigué par le lieutenant Nastasi. Il ne comprenait pas la présence de cette femme dans le lit de Malhax. Il s'approcha d'elle et tira d'un coup sec la couverture qu'elle avait sur son corps... Nataniel voulut évidemment protester, lui dire sa façon de penser et surtout lui dire de partir... Gabe lui, se contenta de sourire et de faire ce constat : - Mais, elle est nue ? Et toi aussi ? Malhax semblant ne pas faire attention à cette dernière phrase haussa la voix, ce qui d'ailleurs ne sembla nullement impressionner Gabe. - Dis, vas-tu m'expliquer ce que tu veux au lieu de regarder ma femme nue qui dort ? - Ne nous énervons pas, et tu as raison je n'ai pas beaucoup de temps... Tu sais que pour que je puisse te parler je dois te plonger dans un état proche de la mort, si cet état est prolongé trop longtemps, tu risques de mourir définitivement, cela a d'ailleurs failli t'arriver sur le Victory il y a quelques mois. - Tu veux dire que je suis mort ? Là ? Ranime-moi ! Je t'ordonne de... - Ne dis pas de bêtises, je viens te t'expliquer que tu ne risques rien tant que ton état ne dure pas alors silence et écoute-moi bien ! Je suis ici pour t'offrir une chance de sauver ton peuple ! - Tu veux dire que tu connais un moyen d'en finir avec les Providiens ? Gabe, regarda fixement Nataniel, on pouvait sentir qu'il faisait de grands efforts pour contenir sa colère, finalement il explosa. - Vous êtes incroyables les humains, je viens vous proposer de l'aide et vous ne pensez qu'à exterminer une autre race ! Il y a d'autres moyens ! Je me suis pris de sympathie pour votre race... Comme je te l'ai déjà expliqué, j'évolue dans une autre dimension, mes capacités psychiques me permettent de te parler... mais dans les conditions que tu connais ! Ce que tu dois savoir, ce qui est très important, c'est qu'il existe dans une galaxie un appareil permettant de changer de dimension... En clair vous ne seriez plus sur le même plan d'existence que les Providiens ! Tu dois partir, convaincre ta race de rechercher cet appareil ! Soudain, Gabe s'interrompit. Il regarda Malhax et lui pris la main, semblant prendre son pouls. Après quelques secondes il fini par prendre la parole: Tu n'auras bientôt plus de force. Il est temps que je te laisse... Réveille-toi ! Avant même de dire un mot, Malhax se sentit partir, le visage de Gabe se fit de plus en plus flou, il tenta de résister, de ne pas sombrer dans la torpeur ! Dans un ultime effort il pu encore lui adresser ces derniers mots. - Gabe, attends !... Donne-moi un indice, dis-moi.... où.... cher...cher. Avant de disparaître complètement, Gabe lança au Commender Malhax : - Cherche du côté des Nor It !

Chapitre 3 Le Commender Malhax ne pouvait plus se rendormir, comme sa nuit semblait finie, il sauta du lit et rentra dans son bureau. Le réseau des ordinateurs est à la fois complexe et très simple... Un ordinateur central, une seule base de données et une voix centrale. Que l'on soit sur le Victory ou, comme ici, sur la station lunaire, c'est toujours l'ordinateur central qui traite votre demande. - Ordinateur peux-tu faire une recherche sur un peuple appelé les Nor Its ? - RECHERCHE EFFECTUÉE ! IL N'Y A PAS DE PEUPLE DE CE NOM DANS MA BASE DE DONNÉES. - Est-il possible que ce peuple ne figure pas dans ta base de donnée ? - RIEN N'EST IMPOSSIBLE ! MAIS C'EST PEU PROBABLE. - Dans ce cas fais une recherche sur un peuple dont le nom commence par Nor et fini par It. - VOICI : NORAMALIT NORMALIT NORDONRIT NORWILIT NORTEBALIT NOR XE IT RECHERCHE TERMINÉE. - Bien ! Élimine les peuplades éteintes et celles qui n'ont pas une avancée technologique compatible à notre air stellaire ! - VOICI LES PEUPLADES RESTANTES : NOR XE IT NORMALIT NORDONRIT. Malhax passa le restant de la nuit à faire des recherches sur ces trois civilisations, au petit matin il n'avait aucun indice sérieux ! S'il devait entraîner le Victory et convaincre le Commandant Dejond, il lui fallait quelque chose, une preuve qu'il ne cherchait pas pour rien. - Ordinateur, appelle-moi le Commandant Dejond. - LE COMMANDANT DEJOND EST JUSTEMENT DANS VOTRE QUARTIER DOIS-JE LUI DEMANDER DE VENIR ? - Oui, merci ! Quelques instants plus tard Dejond et Malhax se retrouvèrent dans le bureau du Commender ! - Nataniel, je suis content de vous voir ! Vous ne devinerez jamais qui vient nous rendre visite ? - Probablement pas ! Mais vous devez savoir quelque chose, j'ai reçu une visite... - D'un Angelmard, oui je sais ! C'est pour cela que je viens vous voir... Suivez-moi. Malhax suivit Dejond dans un long couloir sombre... il est vrai que la colonie Lunaire est assez sinistre. Nataniel se surprit même à regretter le confort de sa chambre sur le Victory. Rapidement, Le Commandant et Malhax sortirent du secteur des résidences pour se rendre au Centre de Commandement de la "Nation Humaine". Avant de franchir la dernière porte qui les séparait de la salle de réunion, Dejond se retourna vers Mallax et lui lança : - Attendez-vous à une surprise ! La porte s'ouvrit et, effectivement, Malhax eut une incroyable sensation... Instinctivement il voulut sortir son arme, mais Dejond l'en empêcha. - C'est impossible non, pas lui ! - Ne faites pas cette tête là, Commander, vous allez me vexer. Cette voix était celle de Wi-dadou, le responsable de l'extermination de la planète Terre. Malhax ne pouvait plus se contrôler, la haine était trop forte, il bouscula Dejond, frappa les gardes qui s'interposaient devant lui... Il sortit son arme et menaça Wi-Dadou. Celui-ci sembla rester très calme... Un calme presque terrifiant. - Alors ? Ça fait quoi d'être menacé par une arme ? - Personnellement cela ne me fait rien, mais vous semblez y prendre un certain plaisir. - Je serai plus heureux encore quand vous serez mort. Très calmement Wi-dadou repoussa du doigt l'arme du Commender et le regarda droit dans les yeux avant d'éclater de rire. - Ah ah ah, je crois que vous devrez attendre un peu, pas vrai Commandant Dejond ? Celui-ci répondit du fond de la salle. - En tout cas pas pour le moment ! Commender, laissez-le, je vais vous expliquer ! Malhax voulut protester mais avant qu'il ne puisse ajouter un mot, Dejond commença son explication. - Les Providiens sont en pleine guerre civile, Wi-dadou a été chassé par Wi-draid qui a pris le pouvoir ! Notre ami Wi-dadou nous propose ses services en échange de notre protection ! - Mais Commandant ! Envoyez-le à Pluton, notre prison. Il y sera en sécurité et le premier à mourir en cas d'attaque. - J'y ai bien pensé effectivement mais je me suis dit qu'on pouvait écouter ce qu'il a à dire ! Allez-y Wi-dadou on vous écoute ! Chapitre 4 Wi-dadou sourit... Il savait qu'il avait partie gagnée... Il se permit même de toiser Dejond et de narguer Malhax. - Eh bien, le grand Malhax et le Commandant Dejond, obligés d'écouter un Providien ! Qui l'aurait cru ? Finalement je me demande si je fais bien de confier un si terrible secret à des êtres humains. Le calme de Dejond avait ses limites. Presque d'un geste instinctif il sortit son arme et la dirigea vers Wi-Dadou. - Tu as raison, si je te descends tout de suite je crois que je gagnerai beaucoup de temps. Wi-dadou redevint rapidement moins fier et la peur apparut de nouveau sur son visage poilu. - Bien, bien, ne nous énervons pas ! Je suis ici pour vous faire une offre qui ne se refuse pas. - Eh bien, explique-nous, fit Malhax de plus en plus énervé par l'attitude de cet individu. - Voilà, je ne vous l'apprends pas, j'ai perdu mon poste de Grand conseiller au Parlement Providien ! Wi-Draid a pris ma place à la suite d'une courte mais intense bataille. Dejond sourit. - Tu nous en vois vraiment attristés pour toi... Mais si tu n'es plus le chef du gouvernement Providien je ne vois pas pourquoi nous t'écoutons. - Avez-vous entendu parler de la Regrapia ? Une machine qui permet la mise hors phase d'une planète. En d'autres termes, cette machine permet à celui qui s'en sert de changer de plan d'existence... Par exemple les Providiens et les Humains ne pourraient plus se croiser et vivre en paix ! Le Commandant Dejond ne savait que penser. L'idée qu'il existe quelque part une machine capable de modifier le plan d'existence d'une race lui semblait irréelle ! Il ne devait cependant pas oublier ce qu'il y avait en jeu la survie de l'espèce humaine. C'est Malhax qui posa la première question : - Et tu sembles savoir où se trouve cette machine ? - Je crois qu'elle se trouve sur la planète des Normalits, une lointaine civilisation dont on ne retrouve trace que dans les livres anciens. Dejond voulut en finir au plus vite avec la conversation afin de pouvoir parler seul à seul avec le commander Malhax. - Que nous proposes-tu exactement ? - Je ne suis pas difficile, aidez-moi à reprendre ma place au sein du gouvernement providien et je vous aide à retrouver la Regrapia. - Tu t'imagines bien qu'une telle décision ne concerne pas que moi, je dois consulter moi aussi mon gouvernement et... - Allons, allons, nous savons bien tous les deux que c'est toi le chef du gouvernement depuis que j'ai fait exploser la terre... Dejond serra les dents... - Ça, je ne suis pas prêt de l'oublier ! Je te donnerai ma réponse dans deux heures... en attendant profite du confort de ta cellule. Que faire ? Le Commandant Dejond et le commander Malhax se retrouvèrent dans le bureau du Capitaine de garde, une petite pièce attenante à la salle de réunion. Les deux hommes se regardèrent silencieusement durant quelques minutes. Ensuite le Commandant Dejond se mit à tourner en rond, répétant à chaque fois que son regard croisait celui du Commander : - Que faire ? Au bout d'un moment, Malhax intervint : - Monsieur, je crois que nous devons l'écouter. Je peux vous dire qu'au moins en ce qui concerne la Regrapia il ne ment pas ! Surpris, Dejond s'arrêta et fixa le commander. - Comment ça ? Avez-vous des preuves qu'il ne nous ment pas ? - Pas exactement, disons que j'ai eu une vision et que Gabe, l'Angelmard, est venu me voir. - Si je comprends bien vous me demandez de faire confiance au pire ennemi de l'humanité sur la base de votre vision et de la visite d'un individu invisible ? Malhax eut un petit rictus, mais hésita à répondre. Finalement, après quelques secondes d'hésitation, il répondit simplement : - Oui ! Le grand guerrier qu'était Dejond, n'aimait pas traîner dans les décisions, comme il le dit souvent "les grandes batailles se gagnent en une seconde". Voilà pourquoi Malhax n'était pas surpris quand son supérieur l'invita à se rendre avec lui dans la cellule de Wi-dadou. Celui-ci était debout, Toisant ses geôliers de sa grandeur. Il était, du moins le pensait-il, en position de force et il utilisait cette position à merveille. - Alors, Commandant Dejond, vous êtes venu m'annoncer que je fais partie de votre équipe ? Dejond lui répondit tout de go : -Non, je suis venu vous annoncer votre exécution. Vous comprenez bien qu'aux yeux du monde je ne peux pas accorder ma confiance au responsable du massacre de 6 milliards d'êtres humains ! Les Providiens n'étaient courageux que lorsqu'ils étaient sûrs de remporter la victoire, au moindre doute, leur courage s'évaporait comme neige au soleil. Wi-Dadou, ne faisait pas exception à la règle. À l'annonce de sa mort prochaine, Wi-dadou devint livide.

Mais ? Je pensais vous avoir convaincu ! Je suis votre seule chance de retrouver la Regrapia !

- Vous n'avez pas de chance, mais le Commander sait où il se trouve. Wi-dadou s'emporta. - C'est faux ! Vous bluffez ! Que dois-je faire pour avoir la vie sauve ? Dejond triomphait, il attendait ce moment depuis un an, depuis l'attaque et la destruction de la terre. Malhax lui, restait passif, en retrait. Il ne savait pas où le Commandant voulait en venir. - Il y a bien une chose que vous pouvez faire. Donnez-moi la garantie qu'une fois votre trône restitué, vous signerez un traité de paix permanent entre la terre et les humains. Je veux que vous vous engagiez à ne plus jamais attaquer la terre, à rester dans votre galaxie et pour vous engager à respecter ce petit accord, je vais vous inoculer un virus dormant. Si la terre doit subir la moindre attaque des Providiens, s'il arrive quelque chose à moi ou à l'un des membres de mon équipage quand nous serons à bord du Victory, notre ordinateur vous tuera. Est-ce clair ? Wi-dadou était livide, il était fait, fait comme un rat, il était venu pour récupérer son bien, le voici esclave des humains. - Je suis bien obligé d'accepter. Mais vous ne l'emporterez pas au paradis. Quand partons-nous pour Provide ? Malhax intervint à ce moment-là pour lui lancer avec un sourire : - On s'est mal compris, Wi-dadou, nous partons à la recherche de la Regrapia. Vous récupérerez votre trône après. Eh oui, je vous nomme conseiller du Victory, dès que le médecin de vol vous aura jugé apte au décollage vous rejoindrez votre poste. À nouveau seuls, Dejond et Malhax éclatèrent de rire : - Ah ce Wi-dadou, on le manipule comme un rien ! - Commadant Dejond, pensez-vous vraiment que nous avons besoin de lui ? - Sur le Victory, nous aurons certainement à faire avec les Providiens. Il peut nous être utile. Et puis on ne sait jamais, peut-être qu'à vous deux vous trouverez la Regrapia. - Et... ce virus ? - Pur fruit de mon imagination. Nous n'avons pas ce genre de virus, mais tant qu'il ne le sait pas... Deux jours plus tard, et quelques heures après le lancement de "l'Impérial" qui a pour but de protéger la lune durant le voyage du Victory. Nous voici dans la salle de commandement du Victory pour le départ et la recherche de la Regrapia.

Ici le Commandant, tout le monde à son poste, notre première étape sera la colonie médicale de Titan.

Malhax finit de donner ses ordres et se retourna vers Nastasi, son épouse et le lieutenant de pont du vaisseau. Ils étaient tous là, Wi-dadou, l'allié de fortune, le docteur Landersen, médecin de bord, le lieutenant Nastasi, le chef Martin, et bien sûr, Malhax et Dejond les deux officiers. Tous avaient juré de ramener la Regrapia et la paix dans la galaxie, chacun avait pourtant des motivations bien différentes.

Épisode 1 "Doucement, non encore plus doucement! Voilà c'est mieux décidément Wi-dadou vous n'êtes pas doué" Malhax et Wi-dadou se trouvaient sur l'un des "jeux vidéos" les simulateurs de vol du pont B. Le commandant Dejond avait donné l'ordre à Wi-dadou de se familiariser au plus vite avec les méthodes de combat terrestre. Malhax passait donc ses journées à apprendre à Wi-dadou le maniement du tout nouveau Cobra Z-0 construit après la bataille, par les survivants établit sur la lune. La haine de Malhax envers Wi-dadou et la mauvaise fois de ce dernier, fait de ces journées un long calvaire interminable. "Moi pas doué? Vous rigoler ou quoi? Je suis le meilleur pilote de la flotte Providienne." Malhax était assis à côté de Wi-dadou il tapotait un ordinateur qui influençait directement les conditions de vol. Il avait pris un malin plaisir à commercé la formation de Wi-dadou par le code de difficulté 3 sur une échelle de 5. Il pensait ainsi décourager très vite son élève. c'était mal connaître la psychologie des Providiens, ils sont têtus et aiment les défis. Surtout si, une fois réussi, il amène au respect de ses congénères. Le Cobra Z-0 est un tout nouveau modèle d'appareil que le service ingénus à mis au point quelques semaines après la bataille contre les providiens. Il avait été démontré que les vaisseaux de la flotte terrienne avait des vaisseaux rapide mais trop peux précis. Le Cobra Z-0 corrige donc ce problème. Il est plus maniable, plus rapide et plus précis. Malheureusement La colonie lunaire n'a pu en produire qu'une petite quantité, environ deux cents, dont la moitier est resté sur la lune pour garder la colonie. Il faut savoir que le victory est une véritable ville dans l'espace, elle transporte environs cinq milles passagers, la moitier sont des hommes d'équipages. les restes est partagé entre les familles du personnel, les personnes en transit, les prisonniers, et les commerçants. c'est ainsi qu'on retrouve sur le Victory, des marchants de toute sorte, les jeux vidéos pour enfants, du matériel ménagé, des coiffeurs, des libraires,... tous entre sur Victory avec un stock plus ou moins grand de matériel. A eux de gérer leur stock en fonction de la période sans ravitaillement. Car le victory, sous le commandement de Casimir Dejond, était partis pour une période d'un an. Et durant cette période il y avait peux de chance qu'il puisse se ravitailler, la colonie lunaire étant en pleine reconstruction, il était fort probable qu'aucun vaisseau ravitaillement ne puisse les rejoindre. D'ailleurs la plupart des passagers n'espérait qu'une seul chose, rencontrer de nouvelles civilisations. Malhax et Wi-dadou se retrouve donc sur le plus grand vaisseau spatial que la race humaine a construit. L'un étant l'élève de l'autre. "Si vous ne métriser pas les rétro-propulseurs vous allez vous fracasser contre les parois du Victory à votre première sortie. Personnellement je n'y vois pas d'inconvénient, mais vous risquez de griffer la peinture." "Votre sollicitude me touche commander. Mais ces machines sont archaïque, c'est une conception primaire du pilotage. chez nous le vaisseau est directement reliée à la pensée, il suffit de penser et le vaisseau agit. Pas besoin donc de manipuler ces boutons stupide." Malhax se fâcha, il ne pouvait plus supporter le comportement de Wi-dadou, son arrogance le mettait hors de lui. "J'ai bien envie de déclencher le virus! Vous êtes vraiment inutile! vous savez le le commandant nous a demander de collaborer. Si je dois faire équipe avec vous un jour vous devez métriser parfaitement le Cobra! Alors au travail. décollez et atterrissez cent fois de suite s'il le faut mais je veux que cela soit parfait." En général il suffisait de parler du virus, inventé par le commandant Dejond, pour obtenir des résultats plus que probant de Wi-dadou. Si bien qu'au bout de quelques heures il métrisa le simulateur à la perfection. Pendant ce temps, le commandant Dejond était sur dans la salle de commandement et était particulièrement intrigué par le bip émis par une sonde à quelques milliers de kilomètres de la position du Victory. "Alors, lieutenant Nastasi avez-vous repérer l'origine du signal?" La lieutenant ne semblait pas être attentif à la question du commandant. elle continuait à pianoter sur le clavier de son ordinateur. Au bout de quelques minutes de silence, elle fini par répondre à Dejond. "Commandant, il s'agit d'une balise de détresse émettant du point Y650X874. Je distingue deux signaux, j'essaye de les isoler" "Continuer donc. Ordinateur appel le Commander et demande lui de venir me rejoindre que l'équipe Alpha de garde se tienne en alerte." La voix des hauts parleurs de bord se mis à émettre le son d'un signal d'alarme. Manifestement les passagers du Victory semblait routinier de ce genre d'évènement, si bien que personne, hormis les membres concerné par l'appel, ne sembla troublé par l'appel. ATTENTION EQUIPE ALPHA DE GARDE RENDEZ-VOUS DANS LA SALLE DE BREAFING. COMMENDER MALHAX ? VOUS ÊTES ATTENDU DANS LA SALLE DE COMMANDEMENT. Trop heureux de pouvoir enfin se libérer quelques instant de la présence encombrante de Wi-dadou, Nataniel Malhax pris congé de son élève de la manière la plus brutal qui sois. Faisant bien comprendre qu'il était le commandant en second du Victory et que si le commandant le faisait appeler c'était certainement pour une affaire importante. Malhax était impatient, mais prudent. avant de partir il confia Wi-dadou au lieutenant de garde. L'ancien commandant suprême des providiens, ne pris pas la chose de gaieté de coeur. "vous ne me faite donc toujours pas confiance au bout de tout ce temps?" fit Wi-dadou un brin de mauvaise humeur "Nous avons embarqué il y a à peine deux mois, il faudra du temps pour que je vous fasse confiance" En courant Malhax quitta son élève pour prendre la direction du pont A, celui ou se trouve la salle de commandement. En chemin, il demanda à l'ordinateur le point sur la situation " Ordinateur que se passe-t-il ?" NOUS AVONS RECU UN SIGNAL D'UNE BALISE DE DETRESSE. LE LIEUTENANT NASTASI ESSAYE EN CE MOMENT DE DECHIFFRER LE MESSAGE. "Bien, envoyez moi le rapport sur le PC de mon bureau pour mes archives personnel. Ensuite... Non rien je suis pratiquement arrivé." En effet, Malhax ouvrir la porte de la salle de commandement quelques instant plus tard. Dejond étant fasciné par le caractère sportif de son commander. il avait en quelques minutes réussi à gravir la dizaine d'étage que le séparait du pont A, la salle de commandement n'étant accessible que pas l'ascenseur. Directement Malhax pris son poste au côté du Commander. Il savait déjà ce qu'il devait faire. En cas d'alerte de type 1, c'est a dire un contact inconnu, il devait s'assurer que l'armement du victory était opérationnel. Dejond était curieux mais prudent. "Commandant, Nous sommes paré pour le contact" la voix de Malhax était calme, posée. Il était officier du plus puissant vaisseau que l'humanité ai jamais construit, il le savait! Il avait aussi une confiance aveugle envers le commandant Dejond. Certes au début ils ont eu tout les deux un mal fou à s'entendre. L'un étant un aventurier et un casse-coup expansif, l'autre étant un officier courageux, calme et exigent. Au fond de lui Malhax mourrait d'envie de prendre un Cobra, et d'aller lui même voir ce que le signal de détresse signifiait. Mais Dejond était le chef, et depuis quelques temps Nataniel comprenait! Pendant que Malhax pianotait sur son ordinateur sa femme, le lieutenant Lisa Nastasi, réussi enfin à isoler les deux signaux. Elle se retourna vers Dejond avec un grand sourire. "Commandant, ça y est! j'ai isolé les deux messages. L'un ne passe qu'un message d'alerte standard, pour l'autre il s'agit d'un message vidéo." "Très bien lieutenant ! Avez-vous identifier qui nous envoie le message?" "Oui, d'après le message standard il s'agit d'un vaisseau Kanirien" Malhax ne pu se retenir d'intervenir pour féliciter sa femme. Nastasi est l'une des rares lieutenant à avoir l'accès à la salle de Commandement. Le code de la défense prévoit une autorisation à la passerelle pour tous les grades supérieurs à Capitaine, Le commander Malhax avait demander à Dejond une dérogation spécial pour que sa femme l'accompagne sur le passerelle. Dans l'euphorie de la victoire Casimir avait accepter la proposition. Les hauts parleurs de la passerelle passait donc la voix sifflante de ce qui semblait être le capitaine du vaisseau Kanirien. Au même moment tous les écrans de contrôle paissait la vidéo que Nastasi avait décryptée. "Ici Wilham Dy capitaine du vaisseau Impérial "Galbator"! Ce message est destiné à tous ceux qui l'écouteront. Nous avons été attaqué par la flotte Providienne, nos moteurs sont HS, nos réserve s'épuisent. aidez-nous." Le message repassa en boucle plusieurs fois. Dejond regarda attentivement la vidéo et écouta chaque mot prononcé par Wilham Dy. Au bout de quatre ou cinq passages, Dejond se redressa afin d'être assis plus confortablement. Sans dire un mot il regarda Malhax puis Nastasi, ses yeux allait de l'un à l'autre comme si il attendait quelque chose. Ensuite, comme visiblement cette chose n'arrivait pas il lança. "Bien, Que l'escadron Alpha parte sur le champ en direction du Galbator. Lieutenant Nastasi vous prendrez le commandement de l'escadron. Ne prenez aucun risque inutile, faite moi un rapport sur l'état du vaisseau et sur le nombre de survivant. En cas d'attaque surprise la priorité va à votre survie est-ce bien compris?" Le Lieutenant Nastasi était très heureuse de savoir qu'elle allait pouvoir commander l'escadron, elle répondit donc avec un enthousiasme juvénile à Dejond. Seul Malhax n'était pas très rassuré de voir sa femme partir en mission sur les lieux d'une possible attaque Providienne. Il tenta donc de convaincre discrètement le commandant de le choisir à sa place. "Commandant, la mission peut s'avérer dangereuse. puis-je allez avec eux pour les aider en cas de problèmes?" "Commander, vous êtes le second du Victory, J'ai besoin de vous ici sur la passerelle et non je ne sais où pour une mission de routine. Si le lieutenant Nastasi ne se sent pas capable d'assumer le commandement de l'escadron je choisirai quelqu'un d'autre." Malhax allait proposer de choisir n'importe qu'elle officier du vaisseau quand Nastasi Intervint: "Commandant, je me sens tout à fait capable de commander l'escadron. Mon mari est beaucoup trop protecteur avec moi. Je pars sur le champs." Elle salua ses deux officiers supérieurs dont l'un était son mari, puis pris la direction du pont B là ou se trouvait la salle d'envol et les Cobra Z-0. Pendant ce temps sur la passerelle, Malhax était fou de rage. Il n'avait pas du tout envie de voir sa femme partir pour une mission à plusieurs heures de vole du Victory. Il voulait encore convaincre Dejond pour qu'il change d'avis. Celui-ci, devinant les craintes de son second, et sachant que l'amour peu être un véritable obstacle dans une chaîne de commandement, convoqua Malhax dans son bureau juste à côté de la salle de commandement. Les deux hommes entraient en même temps dans le bureau, Dejond pris la direction du bar et servis deux verres de bourgogne. Il en tendit un à Malhax et s'installa confortablement dans son fauteuil. "Alors Nataniel, Quelque chose ne vas pas?" Dejond avait une grande expérience du commandement, il savait que pour pouvoir obtenir le meilleur de ses hommes il fallait aplanir un conflit rapidement. Certainement quand le conflit était entre le commandant et son second. "Monsieur, avec tout le respect que je vous dois, je ne comprend pas pourquoi vous avez envoyé le lieutenant Nastasi en mission. Elle devrait se familiariser avec sa nouvelle fonction sur la passerelle, au lieu de cela elle va prendre des risques fous et se battre contre les Providiens." Dejond eu un sourire. C'était vraiment l'homme amoureux qui parlait, Malhax avait complètement déformer la réalité. Il n'était pas question pour le lieutenant Nastasi de se battre contre les Providien, la probabilité de les rencontré était en effet très mince, elle devait se rende compte de la situation et en faire rapport. Rien de plus simple et de plus normal pour un officier en fonction sur le plus puissant vaisseau humain. "Voyons, vous savez comme moi qu'elle ne risque pas grand chose. Et votre réaction me prouve que j'ai raison" "Que voulez-vous dire?" Dejond sirota longuement son verre de vin avant de répondre. Il fixa ses mains tenant sa boisson et pesa tout les mots qu'il allait dire. "Commander, je ne peux m'opposer à votre amour, ni à votre mariage. toutefois, je crois que vous devriez être le moins possible en contact. vous n'êtes plus objectif quand vous êtes ensemble. Voilà pourquoi je vais proposer une promotion au lieutenant, Je vais la nommé chef de la sécurité avec le grade de capitaine. elle aura toujours accès à la passerelle mais elle ne restera plus en fonction." Malhax ne savait pas quoi dire, la promotion de sa femme était en sois une bonne chose, le commandant reconnaissait ses mérites. Mais en tant que chef de la sécurité elle serait la première personne exposé en cas de danger. Le commander du finalement se résoudre a accepter la promotion du future capitaine Nastasi. - Commandant, je vous laisse seul juge de ce qui est bon pour le Victory. J'aimerais seulement que le journal de bord enregistre bien que je ne suis pas d'accord avec cette promotion. Le lieutenant est jeune est n'a pas beaucoup d'expérience du commandement. Dejond resta silencieux un long moment. Il n'aimait pas les conflits surtout pas avec son second et encore moins avec un homme qui lui avait sauvé la vie. Au bout de quelques secondes silencieuse il se redressa de son fauteuil et posa une main amical sur le commander. - Nataniel, je comprend et je respecte vos craintes. mais vous comprenez que je ne peux pas laisser vos sentiments prévaloir sur le bon fonctionnement du vaisseau. Croyez-moi c'est le meilleur moyen pour que nous évitions tout danger. Je vous rappel que le principe de chaîne de commandement prévois que JE donne les ordres que je pense bon pour le vaisseau. Il y a sur ce navire environs quatre milles âmes je ne peu pas prendre de risque. Et quand je vous vois avec votre femme sur la passerelle, vous n'êtes pas objectif. Malhax était abattu, le commandant avait effectivement raison, il lui était impossible de penser objectivement devant le lieutenant Nastasi. Il pris rapidement congé du commandant Dejond en lui demandant s'il pouvait rendre un petite visite à la compagnie Alpha avant leur départ, ce que Casimir ne refusa pas. Pendant ce temps le lieutenant Nastasi donnait ses ordres dans la salle de briefing de la compagnie Alpha. cette compagnie était composé de véritable virtuose du pilotage. La mission de la compagnie Alpha consiste à l'intervention directe. c'est à dire qu'a chaque fois que le Victory doit faire sortir en urgence les Cobra Z-O ce sont les gars de la compagnie alpha qui partent en premier. Les pilotes sont rieurs, casse coups, buveur occasionnel et assez sectaire. Voilà pourquoi l'arrivée du lieutenant Nastasi comme chef de mission ne fut pas ressenti avec le plus grand enthousiasme de la part de pilotes. Nastasi le savait, prendre le commandement de cette patrouille est probablement le plus grand honneur que l'on puisse avoir en tant qu'officier. Mais cet honneur avait un prix, si elle ne montrait pas très vite son autorité, son courage et surtout son habilité au pilotage, elle n'aurait aucune hance de se faire accepter de la compagnie. Elle était donc terriblement stressée avant de commencer son discours. elle pris une grande respiration, regarda droit devant elle, telle un robot en passe de décliner son savoir. - Bien, écoutez-moi bien, vous ne me connaissez pas beaucoup, mes contact avec vous se son limité au ordre depuis la passerelle, aujourd'hui je commande votre escadron pour une mission de routine. Elle alluma l'écran d'ordinateur et tout les pilotes ont pu voir une imagine synthétisé du Galbator. Ce vaisseau, repris-t-elle. A envoyer un signal de détresse. Nous ne savons pas depuis combien de temps et ignorons s'il y a des survivants. Nous savons seulement qu'il a été attaqué par les Providiens. Un des pilotes assis au dernier rang lança - Et comment le savons nous m'dam? Nastasi descendit de son pupitre, et pris la direction du fond de la salle. tout en marchant elle fixa du regard l'individu qui lui avait posé la question. Arrivée à sa hauteur elle lui pris l'oreille et commença à la lui tordre. Le pilote de leva et cria provoquant les rires de ses camarades. - Que voyez-vous sur mon uniforme soldat? - des grades! - et que désigne-t-il? - lieutenant m'dam! elle fini par lui lâcher l'oreille, et l'homme se rassis. - très bien soldat et comment le savez vous? le pilote la regarda grogi il hésita a répondre -ben c'est écris, mais je ne suis pas soldat m'dam je suis pilote de deuxième classe! - très juste soldat! Mais je ne m'appel pas m'dam, mais lieutenant Nastasi. Et c'est valable pour vous tous. Je suis votre chef de mission aujourd'hui et je vous prie de ne pas l'oublier. et pour répondre à la question du pilote de deuxième e, nous savons qu'il s'agit d'une attaque Providienne car c'est ce que le message nous dit. Notre mission est de rejoindre le Galbador, d'aider les éventuels survivants puis de revenir faire notre rapport. vous croyez pouvoir faire ça? tout les pilotes, y compris le deuxième classe lancèrent en coeur un "oui lieutenant" remplis de respect. Nastasi avait gagné la première bataille. Le Commander Malhax avait assisté à toute la scène. Et ce simple instant volé lui suffit pour le rassurer. Il savait que sa femme avait les capacités mentales pour réussir à commander l'escadron Alpha. Il attendit derrière respectueusement que les pilotes sortent de la salle pour allez à la rencontre du lieutenant. - Alors? Tu les as en mains? Nastasi était visiblement heureuse, son visage rayonait de bonheur. Elle sauta au coup de son mari et l'embrassa si joyeusement qu'on pourrait la croire retombé en enfance. - Oh c'est merveilleux Nataniel, je n'aurais jamais pu croire que je commanderais si vite une mission Alpha. Tu te rend compte? Je suis diplômée depuis seulement deux ans et je commande l'équipage Alpha du Victory le plus grand vaisseau qui soit. La joie de Nastasi était communicative et très vite Malhax oublia le danger que représente un tel commandement. Elle était heureuse et il avait décidé que ce ne serait pas lui qui gâcherait sa joie! L'équipement d'un escadron d'élite est finalement assez simple. Un casque réglementaire à visée robotique. bien plus performant et plus efficace que les casques à visée infrarouge que les pilotes des autres escadrons avait à leur disposition. Une tenue anti-grav, et un pistolet Jet-X paralysant ou tuant selon l'intensité du tir. Il était de toute façon évident qu'un pilote de Cobra n'avait que très rarement l'occasion de sortir son pistolet. Le cockpit du Cobra Z-O était par contre un bijou de technologie. imaginé par les plus grands scientifiques humain après l'attaque des providiens. Le système de guidage n'était plus par infrarouge mais par guidage otpique et informatique. Cela permettait une interaction plus grande entre l'ordinateur de bord et le pilote. Avec le Cobra Z-O le pilote touche sa cible neuf fois sur dix. Les performances du Cobra Z-O sont supérieurs de plus de vingt pour cents par rapport aux chasseurs traditionnel. C'est dire si le lieutenant Nastasi était heureuse et impatiente de partir en mission. Quelques minutes avant le départ de l'escadron, Nastasi et Malhax se retrouve dans le hangar qui contenait les Cobras. Malgré sa résistance, Malhax avait décidé de ne rien montré à son épouse. Après tout, il était aussi le second du bâtiment et il ne pouvait pas aller à l'encontre de son capitaine. Nastasi, elle, avait un grand sourire. Elle était sur le point de commander la compagnie Alpha pour une mission d'importance. Elle aurait pu croire un instant qu'elle devait cette promotion à son mari, mais la réaction de celui-ci lui prouvait que c'était pour ses compétences et non pour son mariage qu'elle obtenait ce commandement. Le lieutenant pensait aussi au poste de chef de la sécurité, laissé vacant depuis l'attaque des Providiens il y a un an. Elle savait que son avenir dépendait de cette mission et elle était bien résolue à la réussir.

" N'ai pas peur" lui dit-elle en le regardant dans les yeux "Promets moi au moins de ne prendre aucun risque. Je ne veux pas te perdre" La voix de Malhax était tremblante et très faible. Son visage était blanc, presque transparent. il essayait malgré tout de se contrôler. Après tout il était un officier et ne devait pas montrer ses faiblesses devant ses hommes. "Nataniel, il ne faut pas avoir peur, il s'agit juste d'une mission de routine, je ne risque pas grand chose. De plus je vais commander le meilleur escadron de flotte. Allez commander on se reprend!" Nastasi embrassa tendrement son mari puis se dirigea vers la piste d'envol. Son Cobra Z-O était fin prêt pour le décollage. Nastasi décolla la première, rapidement suivie par les membres de l'escadron. Au total ils étaient vingts. Tous prirent position autour du lieutenant, leur chef de mission et pilote du vingt et unième Cobra Z-O. "Bien" dit-elle à destination de tous les chasseurs "Vous connaissez notre point de chute, je vous demande de rester en formation serrer jusqu'à l'approche du Galbator. Là Cobra deux et quatre vous vous dirigerez vers l'arrière du vaisseau et vous assurerez de son état. Ensuite j'irai sur sa passerelle pour inspecter le vaisseau." Le trajet vers le Galbator se fit s'en encombre. Il fallait environ deux heures pour atteindre l'endroit d'où l'appel de détresse avait été émis. Durant cette période, les pilotes de l'escadron éprouvèrent les nerfs et les capacités de chef du lieutenant Nastasi. Les uns rompant la formation, les autres frôlant les ailes du Cobra de Nastasi; D'autres encore essayèrent de lui brouiller ses communications. A chaque fois elle s'en sortis à merveille, évitant les obstacles, manoeuvrant à la perfection, arrivant même à brouiller les communication des autres Cobra s'amusant de leur réaction. mais quelques minutes avant le contact avec le Galbator, elle exigea et obtint le calme et la concentration. Tous à ce moment là était persuadé qu'elle était faite pour être le chef de la sécurité du Victory Le Galbator était un très vieux vaisseau Kanirien. D'une forme qui rappelait étrangement la Terre, avec en son milieu deux anneaux parfaitement semblables. L'un tournant sur et autour de la sphère central, l'autre totalement immobile. A sa structure et à son état, on pouvait facilement deviner que ce vaisseau était agé de quelques dizaines d'années, voir beaucoup plus. ce constat surpris Nastasi. Elle n'arrivait pas à comprendre comment, alors que l'empire Kanirien était très prospère, ils enverraient si loin de leur frontière un vaisseau aussi âgé. Instinctivement, elle se raidit sur son siège de pilote. elle ordonna l'exécution de ses ordres et demanda à tous l'escadron de passer en alerte rouge. cela signifiait, en un mot, qu'on tirait d'abord et posait les questions ensuite. Les deux pilotes envoyés à l'arrière du Galbator ne tardèrent pas à envoyer un signal au reste de l'escadron. Nastasi, voyant qu'il n'y avait pas de danger dans l'immédiat observa la procédure standard, à savoir, prévenir d'éventuelle survivant de son intention de monter à bord. "Ici le lieutenant Nastasi du vaisseau Terrien Victory, commandant cet escadron. Vous avez envoyé un signal de détresse, nous nous apprêtons à monter à votre bord." Nastasi répéta la phrase plusieurs fois, avant d'entendre dans les hauts parleurs de son cockpit la voix fatigué d'un homme. "Bonjour, ici William Dry le commandant du Galbator. La réception est très mauvaise. Je vous laisse l'accès au pont "E" et vous transmet les coordonnées d'appontage. Faite vite." "Ici Nastasi ordre au pilotes de se rendre au pont "E". Didrich, Mc Cain Tanner et Schoot vous rester en vol et attendez mes instructions." La manoeuvre ne pris pas plus d'une dizaine de minutes. Nastasi fut la dernière à atterrir. Avant de quitter son Cobra Z-O, elle s'assura du bon état de marche de ses armes . Elle enclencha ensuite le sas qui lui permettrait de sortir et accéder au pont d'envol du Galbator. A peine eu-t-elle le temps de faire un pas sur ce pont, qu'elle sentis ses poumons brûler, elle voulu faire demi tour et retourner à son appareil, mais la douleur devenait de plus en plus forte. Elle ne savait plus respirer, sa tête semblait lui peser une tonne. Elle essaya de trouver de l'aide autour d'elle c'est là que Nastasi aperçu tous ses hommes couchés sans réaction. Machinalement, elle pris son arme à la main, avant de sombrer elle aussi sans l'inconscience... Quand Nastasi se réveilla, elle avait de terrible maux de têtes et se sentait nauséeuse. Pourtant, elle eu un soulagement quand elle constata qu'elle était toujours en vie. La vue de Nastasi était encore trouble, mais la lieutenant essaya malgré tout de regarder autour d'elle. elle s'aperçut bien vite qu'elle était enfermé dans une sorte de cage grillagé qui était entouré de rayon bleuâtre. On pouvait facilement deviné que le contact, avec ses rayons, pouvait déclencher soit une alarme soit des douleurs difficilement supportable. Au fur et à mesure que la vue de Nastasi revenait, elle remarqua que les pilotes de l'escadron était tous là. Tous sauf les pilotes restés en alerte autour du Galbator. Le lieutenant Nastasi ne savait quoi faire. Elle ne comprenait pas bien ce qui se passait. Pourquoi avait-elle perdu connaissance ? Qui l'avait conduite dans cette cage Et surtout pourquoi ? Autant de questions, qui pour l'heure n'avait pas de réponse. Juste à côté d'elle, un pilote reprenait connaissance à son tour. S'était le deuxième classe Hiller. Ce pilote qui s'était fait tirer l'oreille quelques heures plus tôt au moment du briefing. Nasatasi l'aida à se redresser et s'assura qu'il n'avait pas de blessure grave. - Alors, Hiller rien de cassés ? - Non mon lieutenant, vous savez ce qui s'est passé? Nastasi regarda encore autour d'elle pour constater que tous "ses" pilotes étaient en bonne santé. Elle se retourna ensuite en direction d'Hiller. - non Hiller je ne comprends pas. Mais quelque chose me dit que nous nous sommes fait avoir. -vous ne croyez pas si bien dire lieutenant. Cet voix grave provenait d'un haut parleur. Visiblement ils n'étaient pas les seuls à bord du Galbador. Soudain, arrivant de l'ascenseur de service un homme suivi d'une escorte de deux hommes armés s'approchèrent de la cage où était enfermé Nastasi. Le lieutenant chercha instinctivement son arme, qu'elle ne trouva évidemment pas, ses agresseurs, le lui avait retiré. L'homme était grand, vêtu d'un uniforme blanc que coupait une ceinture noire à la hauteur de son épaule droite. Il avait les cheveux noirs et portait de petites lunettes rondes. Il s'approcha de la cage, coupa le système de rayon bleu et ouvrit la porte. D'un geste de la main, il invita Nasatsi à le suivre. Elle ne savait pas comment réagir. Avant tout elle avait peur pour ses hommes. Mais l'insistance de l'homme à l'uniforme blanc était tel, qu'elle ne pouvait refuser cette invitation. Elle le suivi donc sans résistance, mais pas sans poser des questions. - Qui êtes vous ? Pourquoi nous avoir enfermé? Arrivé à l'ascenseur, l'homme n'avait toujours pas dit un seul mot. D'un geste calme et posé il appuya sur un interrupteur qui enclencha l'ouverture des portes et invita d'un geste du doit le lieutenant à entrer. Nastasi perdait patience, elle voulait protester et attendre que l'homme répond à ses questions. Elle s'apprêtait à se révolter, quand les deux gardes se postèrent derrière elle et la menaçait avec leurs armes. L'homme la regarda droit dans les yeux et d'une voix grave et menaçante lui lança -entrez s'il vous plait. Horrifié par l'allure menaçante de l'homme en blanc, elle fini par rentrer. Après quelques instants l'ascenseur fini par se stopper et les portes s'ouvrirent sur un bureau. Les connaissances qu'elle pouvait avoir sur la configuration des vaisseaux Kalinéen lui laissaient penser qu'elle se trouvait dans le bureau du commandant. Devant elle, se trouvait un bureau en bois, un fauteuil occupé par un homme et deux chaises. On la fit s'asseoir sur l'une d'elle et son escorte se retira aussitôt. Elle se retrouva donc seul face à un individu assez petit, aux cheveux bruns et à la peau blanche. Comme l'autre homme, celui-ci portait un uniforme blanc, à la différence que ses épaules étaient ornées de petites étoiles rouges. Il était occupé à lire des documents et garda donc le silence un long moment. Nastasi quant à elle regarda autour d'elle afin de chercher le moindre indice sur l'identité de ses étranges personnes. Finalement, au bout de longues et interminable minutes, l'homme pris la parole/ - Alors, vous vous appelé Nastasi, vous êtes lieutenant sur le Victory l'un des derniers, si pas le dernier vaisseau de la flotte terrienne. Vous avez survécu à la grande bataille contre les providiens et vous espérer fuir leur vaisseau et trouver de l'aide dans la galaxie. Est-ce exact? Nastasi était surprise pas l'entrée en matière de cet homme, mais elle ne le montra pas. Au contraire, elle se redressa sur sa chaise prête à le défier. - Je veux savoir à qui j'ai affaire avant de répondre. Je suis un officier en mission, la convention de Kanak me donne le droit de prévenir mon vaisseau de ma capture et... L'homme se redressa violemment, prix son arme et la pointa en direction de Nasatsi, celle-ci se leva d'un bon et recula jusqu'à ce retrouver acculer contre le mur. L'homme hurla: - ne me jeter pas la convention de Kanak à la figure, nous sommes loin de cette planète. De plus nous ne sommes pas en guerre. Soudain, l'homme rengaina son arme et s'installa à nouveau dans son grand fauteuil de cuire brun. Et se mit à rire. - Ne le prenez pas mal lieutenant, mais je déteste qu'on soit agressif avec moi. Je m'appelle Wilham Dy, je suis le chef de ce commando et vous êtes ma prisonnière. Du moins pour l'instant. Nastasi ne montra aucun signe d'étonnement ni de frayeur. Elle savait, depuis que les gardes s'étaient montrés menaçant, qu'elle et ses hommes étaient retenus de forces. Avant tout elle pensa à ses hommes, elle se devait de les protéger coûte que coûte. Le lieutenant pensait aussi aux pilotes restés en vole. Sans signe de vie de sa part ils alerteraient le vicotry. - Qu'attendez-vous de moi monsieur Dy ? Le chef du commando souris. De sa main droite, il pris une sorte de télécommande et appuya sur plusieurs boutons. Derrière lui, dans le fond de la pièce, un meuble pivota pour faire apparaître deux écrans. L'un donnait une vue d'ensemble sur tous les pilotes prisonniers, l'autre montrait les cobras toujours en vol. Wilham Dy sorti d'un tiroir de son bureau deux autres télécommandes, l'une était rouge, l'autre bleu. - Voyez vous lieutenant c'est simple. Cette télécommande rouge, actionne une vanne qui libérera un gaz motel dans la cellule des prisonniers, l'autre télécommande, la bleue, lancera des missiles qui détruiront vos appareils. Ce sont vos jokers. Si à un moment donné les choses ne se passent pas comme je l'ai prévu je pousserai sur l'un des boutons. Si j'ai une autre contrariété j'actionnerai l'autre. Nasatsi eu un sursaut de colère, elle voulu lui sauter à la gorge. Elle chercha autour d'elle un objet pouvant lui servir d'arme. C'est alors que son regard fut attiré par l'écran. La vision de ses hommes en danger de mort lui fit changer d'idée. - Vous êtes un monstre ! Je vous jure qui si vous touchez à un cheveu de mes hommes je vous coupe en morceau ! Dy éclata de rire, d'un rire gras et grossier qui donna la nausée à Nastasi. - Et comment pensez vous m'atteindre? Décidément vous êtes drôles sur terre. Quant à vos hommes leur survie dépend de vous et du victory. - Que dois-je faire? Demanda-t-elle, résignée. Wilham Dy se leva de son siège en cuire et fit le tour du bureau pour se placer juste en en face du Lieutenant. Il pris place sur le bureau de tel sorte qu'il était sur la même auteur tous les deux. Dy approcha son visage de celui de Nastasi - De l'argent ! Nous voulons de l'argent . Nastasi eu un sourire ironique. Elle soutien le regard de Dy et s'approcha encore un peu plus de son visage. - Et vous croyez que le Victory dispose d'argent ? Dy pouffa de rire et fini par embrasser Nastasi sur la bouche, ce qui provoqua une profonde révolte du lieutenant. Elle était dégoûtée ! L'homme finit par reculer pour éviter les coups que Nastasi portait dans le vide. - Non, continua-t-il. Je compte sur les providiens ! Je suis certain que Wy-Dadou se fera un plaisir de donner une petite fortune pour votre capture. Mais comme je suis un mec bien, je vais aussi contacter le Victory. On ne sait jamais, Dejond trouvera peut-être les mots pour ne pas vous livrer. Nastasi était dans une rage folle, elle serra les dents de toutes ses forces, ces points se fermèrent si fort que ses ongles s'enfoncèrent dans sa peau. Puis soudain, elle repensa aux paroles de Dy, il pensait que Wy-Dadou était toujours le dirigent des Providiens. Elle devait jouer serré. Nastasi regarda Dy sans frémir, elle ne voulait pas trahir son secret. Elle l'observa un instant pianotant sur un clavier, elle entendit le bruit de moteur qui se mettaient en marches. - Et maintenant, dit-il avec un sourire. Vous allez voir ce qui se passe lorsqu'on démarre les moteurs d'un vaisseau pré-Olinien et qu'on le fait pivoter sur lui-même. Nastasi ne compris pas tout de suite. Voilà déjà des dizaines d'années que tous les vaisseaux terrestres disposaient de la technologie des Oliniens. Elle n'imaginait pas que le Galbator ne bénéficie pas de ces modernités. Puis soudain, elle se souvient. Un vaisseau qui ne disposait pas de covecteurs post atomique produisait un dégagement de rayons, qui détruisait tout sur son passage. - Les pilotes ! S'écria-t-elle, paniquée. - Ne m'en voulez pas s'écria Dy sur le même ton, c'est vous qui les avez fait rester en vol. Ils auraient pu avoir la vie sauve. - Non ne faite pas ça. Dy n'écoutait plus. Pour ajouter à la cruauté de l'instant, il avait actionné un écran de contrôle montrant les pilotes en vol stationnaire autour du Galbator. Nastasi n'en pouvait plus, elle voulu sauver ses hommes ! Elle se leva d'un bon et sauta à la gorge du Dy. Celui-ci recula jusqu'à se retrouver acculé près d'un mur. Nastasi arriva sans difficulté à la gorge de Dy. Elle commença à serrer de toutes ses forces. Plus ses doigts se serraient autour du cou du chef des pirates, plus Dy rigolait. Manifestement le lieutenant ne lui faisait aucun mal. Pendant cette lutte pitoyable, elle ne remarqua pas qu'une porte s'était ouverte. Un homme était entré, visiblement lui aussi amusé par la situation. Sans être dérangé le moins du monde, l'homme se dirigea vers le bureau. Il prit soin avant d'appuyer sur le bouton qui déclenchera l'explosion atomique d'appeler Nastasi - eh ma belle ! tu ne t'occupes pas de moi? Nastasi se retourna dans sa direction et lâcha la gorge de Dy pour se précipiter vers le nouvel arrivant. Mais, elle fut retenue sans peine par le commandant du vaisseau. - Ah ah tu aimes te battre toi. S'exclama Dy. - Non, non ne fait pas ça. Vous allez les tuer. Juste avant d'appuyer sur le bouton, l'homme assit au bureau lui lança dans un grand rire - c'est justement ça l'idée ! Les deux pilotes eurent à peine le temps de réaliser ce qui se passait. Le Galbator pivota sur lui-même et le rayon fatale dégagé par les moteurs du vieux vaisseau Kaliniens firent exploser les deux cobra Z-O. En moins de 15 secondes il n'y avait plus rien sur l'écran de contrôle. Les petits points lumineux qui indiquait encore la présence de deux vies il y a quelques battements de coeurs encore, étaient éteints à jamais. Nastasi s'effondra, elle n'eut même plus la force de résister quand les deux gardes revinrent pour la reconduire en cellule. Ce qu'elle ne savait pas, c'est que leur conversation avait été suivie en direct par les pilotes retenus prisonnier quelques étages plus bas. Ceux-ci, loin de la blâmer reconnurent en elle un chef. Pour un pilote, la solidarité est la chose la plus importante qui soit. Sacrifier sa vie pour en sauver une autre est la plus belle preuve de courage qui soit. Nastasi, qui s'était battue et qui n'avait pas hésité à mettre sa vie en danger pour sauver les pilotes, avait acquis pour toujours le respect de ses hommes. Nastasi resta un long moment prostré dans un coin de la cellule. Les autres pilotes la regardaient sans trop savoir quoi faire. Le chef de l'escadron repensait à ce qu'elle devait faire. Elle n'avait aucun moyen de prévenir le Victory de la situation elle était donc seule face à ce problème. Elle pensa que la seule possibilité de sortir ses hommes de cette situation, était de laisser croire à Dy que Wy-dadou était toujours le chef des providiens. Elle savait que Dy n'hésiterait pas à les tuer tous, si elle et les pilotes n'avaient plus aucune valeur marchande. Elle en déduit que tous reposait désormais sur les épaules du commandant Dejond. celui-ci se trouvait dans la salle de commandement quand l'ordinateur lui signala la perte de signale de deux Cobra-Z-O. Le chef Martin, qui remplaçait le Lieutenant Nastasi, lança la procédure standard en cas de perte de signal. - Ici le Victory, j'appelle le lieutenant Nastasi répondez ! Le chef Martin insista plusieurs fois. Comme il n'avait toujours pas de réponse, il se tourna vers le Commandant Dejond. - Commandant, dit-il. Nous avons perdu le contact avec L'escadron Alpha . Dejond regarda le chef Martin et son écran d'ordinateur, il consulta l'ordinateur de bord quelques instants puis inspira profondément. D'accord Chef ! Dit-il. Dejond pensa soudain au Commander Malhax, jamais il n'avait imaginé que cette mission de routine puisse tourner au drame. Pourtant, la perte de signal de deux Cobra et le fait que Nastasi ne répondait pas ne laissait pas présager de bonnes choses. Finalement, il décida de réagir et de prévenir le Commander. Chef, dit-il en se levant. Je veux que vous nous emmeniez là-bas. Lancer le code orange et alerté l'équipe bêta. Ensuite il s'adressa à l'ordinateur de bord et demanda la convocation de son second. Le Commander Malhax était dans l'une des salles de réunion du Victory avec Wi-dadou, celui-ci essayait toujours tant bien que mal à apprendre le fonctionnement des cobras Z-O. Lorsque la voix de l'ordinateur se fit entendre, il essayait d'assimiler le principe de moteur et d'accélération. - Je ne comprends pas bien, dit Wi-dadou ! comment est-ce possible qu'un moteur qui fonctionne déjà puisse accélérer ? Nos RS-AC sont bien plus faciles de conception. Vous pensez et il agit ! Quand au moteur, il est régulé sur notre rythme cardiaque que nous pouvons contrôler à volonté. A cet instant, la voix de l'ordinateur se fit entendre. LE COMMENDER EST DEMANDE SUR LA SALLE DE COMMANDEMENT Le commander sembla comprendre instinctivement qu'il se passait quelque chose de grave. Il regarda son élève puis parti sans dire un mot en direction de la passerelle. Wi-dadou qui se doutait que l'appel du Commander ne pouvait signifier qu'une seule chose : l'expédition du lieutenant Nastasi se passait mal. Le Commender laissa Wi-Dadou en compagnie d'un sergent instructeur afin qu'il puisse continuer sa formation. Quand il arriva dans la salle le commandement, Dejond lui fit signe de le suivre dans son bureau. Une fois dans la pièce, Le commandant proposa un siège à son second et commença son explication sans détour. - Nataniel ! Dit-il. Nous avons perdu le contact avec l'escadron Alpha. Nous ne savons pas exactement ce que se passe, mais Nastasi ne répond plus. Malhax se sentit défaillir, il était en colère. Il en voulait à Dejond d'avoir envoyé sa femme sur cette mission, il s'en voulait de ne pas être parti avec elle. - Commandant, je vous demande la permission de partir avec la compagnie Bêta pour une mission de sauvetage. - Allons Commender, reprenez-vous. Vous savez que je partirai moi même si je savais ce qui se passe. Mais, nous avons encore trop peu de données pour pouvoir émettre une hypothèse. S'il s'agit d'un piège Providiens nous le sauront très vite. - Casimir ! Dit le second hors de lui, je ne peux pas laisser ma femme livrée à elle-même sans réagir ! Dejond s'approcha de Nataniel et posa sa main droite sur son épaule. D'une voix douce et calme il lui dit: - Nataniel, je sais ce que vous ressentez. Vous prendrez le commandement de l'escadron Béta et vous partirez à la seconde où nous saurons ce qui se passe. A ces mots, le commander Malhax se calma légèrement. Un long silence se fit entre les deux hommes. Tous les deux étaient perdus dans leur pensées chassant avec force l'idée qu'il était arrivé malheur au lieutenant Nastasi. C'est à ce moment-là qu'un bruit strident retentit au travers des hauts parleurs du vaisseau. Le bruit devint rapidement insupportable, Dejond et Malhax essayeraient tant bien que mal de sortir du bureau et de se rendre dans la salle de commandement. Dejond n'en pouvait plus le bruit, ou plutôt une sorte de sifflement lui causait des souffrances atroce. Le commandant du Victory était plus sensible que les autres aux fluctuations de bruits depuis qu'il avait perdu l'usage d'une oreille au combat. Le sifflement se faisait de plus en plus aigu provoquant finalement l'évanouissement du Commandant Dejond. Malhax eu juste le temps de le retenir et de le poser dans un fauteuil - Chef Martin que se passe-t-il? Demanda Malhax a bout de nerfs. Le chef Martin s'occupait déjà à résoudre le problème en coupant les hauts-parleurs du bâtiment. - Commander ! Cria enfin le chef Martin. Notre ordinateur a été piraté, impossible de couper les hauts-parleurs, nous devons le faire manuellement dans chaque pièce. Malhax n'en pouvait plus, tous les membres d'équipage étaient au bord de l'évanouissement. Malhax pris son arme de service et la pointa directement sur les hauts-parleurs. Un à un, il les éteignit d'un tire de laser. Rapidement, le bruit se faisait plus faible, Malhax ordonna ensuite au chef Martin de trouver une solution pour venir en aide au Malheureux passager du Victory. Soudain, le sifflement cessa, disparu aussi brusquement qu'il était venu. Quelques secondes plus tard une voix résonna dans les hauts parleurs du couloir. Malhax sorti de la salle de commandement pour mieux entendre ce que signifiai cette nouvelle anomalie. "COMMENDER DEJOND, JE SUIS WILHAM DY, COMMENDANT DU VAISSEAU GALBATOR! JE DETIENS VOS HOMMES AINSI QUE LA CHARMANTE LIEUTENANT NASTASI. JE VIENS DE VOUS PROUVER A L'INSTANT QUE MES PETITS GADGETS POUVAIENT VOUS JOUER BIEN DES TOURS. AUSSI JE VOUS DEMANDERAI LA PLUS GRANDE ATTENTION. JE COMPTE LIVRER VOS HOMMES AUX PROVIDIENS, JE SUIS SÛR QU'ILS M'EN DONNERONT UN BON PRIX ET QUE WI-DADOU SERA RAVIS DE CE PETIT CADEAU. MAIS DANS MA GRANDE BONTE JE VEUX VOUS ACCORDER UNE CHANCE DE LES SAUVER. LAISSEZ MOI LE COMMANDEMANT DU VICTORY! LIBEREZ LE DE SES OCCUPANTS ET LAISSEZ LE VIDE AUX COORDONNEES QUE JE VOUS TRANSMETS ACTUELLEMENT. SI DANS TROIS JOURS JE NE SUIS PAS MAITRE DU VICTORY, VOS ESCADRON ALPHA SERA LIVRES AU PROVIDIEN." Malhax n'eut pas le temps de réagir que déjà les sifflements reprirent et il se résigna à regagner la salle de commandement.

Là, le commandant Dejond, Bien réanimé par les infirmiers, reprenait ses esprits. Sans un regard sur les visages interrogateurs du personnel de la salle de commandement, Malhax se dirigea vers son supérieur, hors de lui.

-Mon commandant ! dit Malhax, la voix tremblante. Je vous demande l'autorisation de prendre la tête de l'escadron Béta et de... Dejond le coupa - Et ou iriez-vous ? Nous n'avons pas la moindre idée de la position du Galbator. - Nous pouvons le repérer d'après son signal d'émission ! - Impossible ! Répondit le chef Martin qui se trouvait lui aussi dans la salle de commandement. Les ordinateurs ont été mis hors services suite à l'intervention de Dy. Nous sommes aveugle pour un moment. Dejond et Malhax échangèrent un regard. Comment faire pour entrer en contact avec le Galbator sans l'aide des ordinateurs? - Chef ! questionna Dejond. Quand pensez-vous pouvoir réparer? - Mon commandant, je dois d'abord trouver la fréquence du signale puis chercher un moyen de l'empêcher de nuire. ça va prendre du temps Malhax fusilla du regard le chef Martin, celui-ci n'eut pas de mal à savoir ce qu'il pensait - Nous n'avons pas le temps cria-t-il à l'attention de tous ceux qui se trouvait dans la pièce. - Que vous faut-il pour réparer ? Demanda Dejond très calmement - Du temps et surtout la paix ! Lança Martin en direction de Malhax. Dejond demanda à Nataniel de le suivre dans le couloir. L'équipe de maintenance avait désactivé tous les hauts parleurs, si bien que le sifflement avait disparu. Malhax suivait Dejond avec la rage au coeur. Il s'en voulait terriblement d'avoir laissé sa femme partir seule en mission. Pourtant, il s'avait bien que Nastasi était un soldat, lieutenant du Victory et que chaque jour tous risquaient leur vie. Perdu dans ses pensées. Malhax ne remarquais pas que le commandant le conduisait dans les quartiers de Wy-Dadou. Dejond avait entendu le discours de Wilhiam Dy et se souvenait que celui-ci pensait que Wy-dadou était toujours le chef des Providiens. Il comptait bien profiter de cet avantage. Quand Wy-dadou vit arriver les deux officiers, il eut d'abord envie de se montrer sarcastique. Puis, voyant la tristesse de Malhax, il se prit d'une soudaine et surprenante compassion. Les Providiens étaient des guerriers. La sensibilité et le romantisme n'étaient pas pour eux autre chose qu'une distraction pour enfants. Mais depuis qu'il fréquentait à longueur de journée des humains, il finit par comprendre que ce qui les caractérisaient par dessus toutes les autres races de la galaxie, c'était leur capacité à aimer. Où à haïr, car finalement ce sentiment est le même. Les Providiens sont des guerriers dans tous les sens du terme. Ils n'ont pas de femmes, mais des conquêtes, ils n'ont pas d'enfants, mais des héritiers qui se bâteront à ses côtés. Au début, il pensait que l'union entre le commander Malhax et le lieutenant Nastasi n'était pas autre chose que le désir du second de prendre le pouvoir. En s'attachant la seule femme gradée à bord du Victroy, Wy-dadou pensait que Nataniel s'apprêtait à prendre le contrôle. Mais quand il comprit qu'il s'agissait d'amour, L'ancien chef suprême des Providiens se pris d'une certaine tendresse pour le couple. Certes, il ne l'aurait jamais montré, un Providien est fier ! Mais Le drame qui se déroulait touchait profondément le guerrier. Dejond était un homme pratique. Il ne s'encombrait pas de détails. Il s'adressa donc à Wy-dadou, comme si la chose qu'il allait lui demander était la plus naturelle du monde. - Mon cher Wy-dadou ! Dit-il avec assurance. J'ai besoin de vous et de vos talents. Le commandant savait qu'avec ces simples mots, l'égo du Providien était déjà très flattée. Malhax qui comprenait ou voulait en venir son commandant, décida de renchérir - Oui mon bon, Dadou, vous seul pouvez encore sauver l'escadron Alpha. vous êtes notre dernier espoir. Wy-dadou, laissa passer un sourire au travers de ses longues lèvres noirs. Il comprit soudain qu'il avait enfin une chance de se faire accepter. Il ne serait plus le Providien rebelle, mais un membre de l'équipage qui jouerait un rôle dans la mission sacrée qu'était la recherche de la Regrapia Seulement, les Providiens n'ont pas l'habitude de dire oui sans négocier. Ils ne connaissaient pas l'acte gratuit, c'est génétique, inscrit dans leur chaire depuis des milliers d'années. C'est donc le plus naturellement du monde que Wy-dadou demanda ce qu'il recevrait en échange de son aide. Malhax, déjà fort perturbé par la disparition de sa femme, perdit une nouvelle fois le contrôle de ses actes. Il sortit son arme et la pointa en direction du Providien. Le Commander Plaqua ensuite Wy-dadou contre le mur et l'empêcha de bouger en le maintenant d'un bras tandis que de l'autre il le menaçait toujours de son arme. - écoute moi bien, vermine intergalactique! Lui lança Malhax hors de lui. Si tu ne nous aides pas, je te largue moi-même dans l'espace avec les ordures ménagères. Les Providiens étaient peut-être des guerriers redoutables, mais lorsqu'ils étaient sur de gagner. Voilà pourquoi les Providiens fuyaient presque toujours lors d'un conflit où ils se trouvaient en positions de faiblesse ! Wy-dadou ne dérogeait pas à cette règle. Il était mort de peur. En habile homme politique il essaya pourtant de calmer le commander. - Du calme ! suffoqua-t-il . Je suis certain que nous pourrons trouver un terrain d'entente ! Par exemple laissez moi un accès à la salle de commandement et donnez-moi le rang d'officier, ensuite je crois que... - Tu crois quoi ? Lui lança Malhax les yeux pleins de colère. Tu veux un terrain d'entente? Tu vas en avoir un ! Ou tu fais ce qu'on te dis ou je demande au commandant Dejond d'actionner le virus ! On pouvait voir la peur sur le visage de Wy-dadou, mais aussi de l'incompréhension. Il était tellement naturel pour lui de négocier. Soudain, alors que ni le commander, ni le pauvre Providiens n'y prêtait encore attention, le commandant Dejond décida d'intervenir. Il commença par poser la main sur le bras de Malhax, comme pour lui signifier de baisser son arme. Ensuite il regarda son second droit dans les yeux. - Commander, rester calme. Je vous donne l'ordre de rejoindre la compagnie Béta et de préparer la mission de sauvetage. Wy-dadou et moi avons à parler. Malhax voulu évidemment protester. Une courte seconde il eut même envie de menacer le commandant de son arme. Mais, sans trop comprendre pourquoi il réussît à se calmer et à obéir. Wy-dadou et Casimir Dejond se retrouvèrent à deux dans le couloir réserver aux appartements des invités. Un long silence s'installa entre les deux hommes. Le Providien était terrifié à l'idée  que Dejond actionne le virus mortel, Casimir lui songea au sacrifice qu'il allait devoir faire pour convaincre l'ancien chef des Prividiens. Malgré sa répulsion pour cette race ennemie, le premier officier du Victory, entreprit de négocier le plus humblement du monde. Il sourit à son compagnon et lui fit signe de rentrer dans l'appartement de Wy-dadou. Dejond accordait à Wy-dadou de négocier chez lui; dans son appartement. Par ce geste Dejond faisait preuve de bonne volonté. Le Providiens, tout heureux d'avoir une position de replis, fit asseoir le commandant dans l'un des nombreux fauteuils de la pièce et lui proposa un verre de jus de Krri, un fruit Providiens fortement sucré. Rapidement, par des gestes calmes et doux de la part de Dejond, La tension et la peur du Providien s'évaporait. - Wy-dadou, nous avons besoin de vous. Fini par dire le commandant en sirotant son jus de Krri - Mes conditions sont les mêmes commandant, Donnez-moi une vrai fonction à bord du Victory - Vous savez très bien que ce n'est pas possible, vous étiez il y a quelques semaines encore le chef de nos ennemis, vous êtes le responsable de la destruction de la terre et de milliard d'être humains. Jamais je vous donnerai accès à notre salle de commandement. Dejond fut surpris de constater de la tristesse sur le visage du Providien. Il fut encore plus surpris par ses paroles. - Vous ne me pardonnerez donc jamais ? Depuis que je vous fréquente journellement j'ai commencé à vous comprendre. Croyez-le ou non j'ai même de l'affection pour la race humaine. Vous êtes courageux, inventif, solidaire. Je sais que ça ne les ramènera pas, mais aujourd'hui je ne déclencherais plus la guerre. J'ai la promesse que vous l'aiderez à retrouver mon rang aux seins des Providiens, je veux me servir de cette chance pour établir une paix durable entre nos deux peuples. Et puis il y a la Régrapia, je suis certain que... Dejond lui coupa la parole, tout en se redressant et en se dirigeant vers la porte - Wi dadou, je vous propose ceci : Aider nous à récupérer l'escadron Alpha et vous recevrez vous pourrez vous rendre dans la salle de commandement. - Je veux aussi des responsabilités ! Dejond se retourna en gardant une main sur la poignée de porte. - Vous en avez ! Sauvez l'escadron et nous reparlerons de tout cela.