Seulement, les Providiens n'ont pas l'habitude de dire oui sans négocier. Ils ne connaissaient pas l'acte gratuit, c'est génétique, inscrit dans leur chaire depuis des milliers d'années. C'est donc le plus naturellement du monde que Wy-dadou demanda ce qu'il recevrait en échange de son aide.

Malhax, déjà fort perturbé par la disparition de sa femme, perdit une nouvelle fois le contrôle de ses actes. Il sortit son arme et la pointa en direction du Providien. Le Commander Plaqua ensuite Wy-dadou contre le mur et l'empêcha de bouger en le maintenant d'un bras tandis que de l'autre il le menaçait toujours de son arme.

- écoute moi bien, vermine intergalactique! Lui lança Malhax hors de lui. Si tu ne nous aides pas, je te largue moi-même dans l'espace avec les ordures ménagères.

Les Providiens étaient peut-être des guerriers redoutables, mais lorsqu'ils étaient sur de gagner. Voilà pourquoi les Providiens fuyaient presque toujours lors d'un conflit où ils se trouvaient en positions de faiblesse !

Wy-dadou ne dérogeait pas à cette règle. Il était mort de peur. En habile homme politique il essaya pourtant de calmer le commander.

- Du calme ! suffoqua-t-il . Je suis certain que nous pourrons trouver un terrain d'entente ! Par exemple laissez moi un accès à la salle de commandement et donnez-moi le rang d'officier, ensuite je crois que...

- Tu crois quoi ? Lui lança Malhax les yeux pleins de colère. Tu veux un terrain d'entente? Tu vas en avoir un ! Ou tu fais ce qu'on te dis ou je demande au commandant Dejond d'actionner le virus !

On pouvait voir la peur sur le visage de Wy-dadou, mais aussi de l'incompréhension. Il était tellement naturel pour lui de négocier. Soudain, alors que ni le commander, ni le pauvre Providiens n'y prêtait encore attention, le commandant Dejond décida d'intervenir.

Il commença par poser la main sur le bras de Malhax, comme pour lui signifier de baisser son arme. Ensuite il regarda son second droit dans les yeux.

- Commander, rester calme. Je vous donne l'ordre de rejoindre la compagnie Béta et de préparer la mission de sauvetage. Wy-dadou et moi avons à parler.

Malhax voulu évidemment protester. Une courte seconde il eut même envie de menacer le commandant de son arme. Mais, sans trop comprendre pourquoi il réussît à se calmer et à obéir. Wy-dadou et Casimir Dejond se retrouvèrent à deux dans le couloir réserver aux appartements des invités. Un long silence s'installa entre les deux hommes. Le Providien était terrifié à l'idée que Dejond actionne le virus mortel, Casimir lui songea au sacrifice qu'il allait devoir faire pour convaincre l'ancien chef des Prividiens. Malgré sa répulsion pour cette race ennemie, le premier officier du Victory, entreprit de négocier le plus humblement du monde. Il sourit à son compagnon et lui fit signe de rentrer dans l'appartement de Wy-dadou.

Dejond accordait à Wy-dadou de négocier chez lui; dans son appartement. Par ce geste Dejond faisait preuve de bonne volonté.

Le Providiens, tout heureux d'avoir une position de replis, fit asseoir le commandant dans l'un des nombreux fauteuils de la pièce et lui proposa un verre de jus de Krri, un fruit Providiens fortement sucré. Rapidement, par des gestes calmes et doux de la part de Dejond, La tension et la peur du Providien s'évaporait.

- Wy-dadou, nous avons besoin de vous. Fini par dire le commandant en sirotant son jus de Krri

- Mes conditions sont les mêmes commandant, Donnez-moi une vrai fonction à bord du Victory

- Vous savez très bien que ce n'est pas possible, vous étiez il y a quelques semaines encore le chef de nos ennemis, vous êtes le responsable de la destruction de la terre et de milliard d'être humains. Jamais je vous donnerai accès à notre salle de commandement.

Dejond fut surpris de constater de la tristesse sur le visage du Providien. Il fut encore plus surpris par ses paroles.

- Vous ne me pardonnerez donc jamais ? Depuis que je vous fréquente journellement j'ai commencé à vous comprendre. Croyez-le ou non j'ai même de l'affection pour la race humaine. Vous êtes courageux, inventif, solidaire. Je sais que ça ne les ramènera pas, mais aujourd'hui je ne déclencherais plus la guerre. J'ai la promesse que vous l'aiderez à retrouver mon rang aux seins des Providiens, je veux me servir de cette chance pour établir une paix durable entre nos deux peuples. Et puis il y a la Régrapia, je suis certain que...

Dejond lui coupa la parole, tout en se redressant et en se dirigeant vers la porte

- Wi dadou, je vous propose ceci : Aider nous à récupérer l'escadron Alpha et vous recevrez vous pourrez vous rendre dans la salle de commandement.

- Je veux aussi des responsabilités !

Dejond se retourna en gardant une main sur la poignée de porte.

- Vous en avez ! Sauvez l'escadron et nous reparlerons de tout cela.