Incroyable! Je trouve cela incroyable! Je me suis jetté dans la geule du loup, comme ça gratuitement par pure bonté d'âme!

Certe vous me direz qu'un fou comme moi enfermé ce n'est pas une mauvaise chose, mais excusez moi si je ne suis pas du même avis! Enfin, cela me permets de découvrir une autre facette de l'hôpital : le refectoire!

Mais attention, je ne parle pas du refectoire ordinaire, celui ou vous avez envie de parler avec la table d'en face, enfin des gens assis à la table d'en face. Celui ou vous faite la file en regardant les plats plus ou moins bons suivant l'endroit où vous vous trouvez. Non rien de tout cela!

D'abord on vient vous chercher dans votre chambre, l'infirmière vous explique que c'est l'heure du repas. vous la suivez donc, et elle vous conduit dans une grande pièce où se trouve déjà un grand nombre de personnes, probablement des fous eux aussi! Là, on vous installe à une table, on vous explique qu'il faut être sage et on me présente mes voisins ou voisines.

Ensuite deux grands infirmiers vous apporte la nourriture! Je dis nourriture et non plat ou repas car le gout et l'aspect est plus proche de la déjection d'un cannidé malade que d'un repas digne de ce non!

Mais malheur si vous ne mangez pas ce met raffiné car vous prennez le risque de passer sous les électro-chocs! Tout en ingurgitant ce repas j'observais mon entourage. A ma gauche un petit neurasténique d'environ quarente ans, les cheveux court et gras, le regard vide et un appétit plus que fluet. en effet ce brave homme avait mangé deux bouchées de ce qui rappel vaguement un skeack avant de repousser son assiète et de pleurer.

Charmante compagnie comme vous pouvez le constater! A ma droite une femme! Mais? Cette femme je la connais!

Ce regard de braise cette chevelure sexy, cette bouche qui ferait croire en Dieu, cette femme c'est... Miss Tylor! oui assis là a ma table! Elle mange à côté de moi, là assise sur une chaise qui frôle la mienne... Non ce n'est pas possible!

Il faut que je lui parle, qu'elle sache le mal qu'elle m'a fait...

Deux heures plus tard j'entendis cette voix familière me dire

"Bonjour, vous avez agressez une de vos camarades, vous pouvez me dire pourquoi?"