Le spin of de l'univers fantastique de Nanard

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mar. 17

Bildelberg: essai partie 2

- Que me voulez-vous? Demanda finalement Van Harteveld.

- Nous vous avons choisi pour être le prochain président de notre pays.

Benjamin eu un petit rire nerveux. Toujours aveuglé par la lumière qui était dirigée dans sa direction, il parvint néanmoins à distinguer une silhouette. Il apperçu en effet l'ombre d'un homme de corpulence assez forte assis dans un fauteuil visiblement fort confortable.

- Si vous voulez me voir élu, alors votez pour moi dans un mois ou donnez-moi de l'argent pour financer ma campagne. Mais il n'était pas nécessaire de faire tous ces mystères.

Soudain, la lumière s'éteignit, Benjamin mis quelques secondes à s'adapter à la pénombre. Puis le gros spot s'éclaira à nouveau. L'homme repris alors son monologue

- Comme vous le voyez vous êtes un jouet pour nous. Nous pouvons vous aveugler, vous tuer, vous réduire au silence quand nous le désirons.

Cette dernière phrase terrifia Benjamin. Depuis qu'il fait de la politique, il a toujours été entouré par une série de gardes du corps, au début, l'idée d'être la cible d'un déséquilibré l'empêchait de dormir, mais avec le temps il avait fini par se sentir invulnérable, encourager par le professionnalisme de ses anges gardiens;

Hors ce soir-là, Van Harteveld était livré à lui-même et face à un individu plus que menaçant.

-Mais qu'attendez-vous de moi? Fini-t-il par dire

- Nous voulons que vous rejoigniez notre groupe et qu'une fois élu vous dirigiez le pays comme nous vous le conseillerons.

- Et si je refuse? Demanda Benjamin d'un air de défi

L'homme éteignit à nouveau le spot, leva son imposante masse et se dirigea vers Benjamin. Il pouvait maintenant distinguer son visage. Van Harteveld pouvait voir que l'homme qui le menaçait était gros, chauves et portait la moustache, la pénombre l'empêchait de pouvoir distinguer plus clairement. Quand l'homme fut arrivé à sa hauteur, il se pencha et glissa dans le creux de l'oreil:

- Si vous refusez, vous serez détruit.

Bildelberg: essai partie 1

Quand il termina son discours, comme toujours, Benjamin attendait que la salle se vide. Il aimait regarder la foule se dissiper, le sourire aux lèvres. Il resta dans les coulisses de la salle un long moment ne remarquant pas les personnes s'agitant autour de lui pour nettoyer et effacer toute trace de son passage. Il est vrai que son principal rival, le sénateur Beauregard, passerait par la même salle pour haranguer d'autres personnes à voter pour lui. Il expliquerait avec la même passion pourquoi lui ferait un meilleur président que Benjamin.

Dès que le calme fut revenu dans la salle pouvant contenir environ six mille spectateurs, Benjamin Van Harteveld se dirigea vers le pupitre où il avait prononcé son discours. Il commença à ranger ses documents, quand un homme d'une soixantaine d'année l'interpella.

- Beau discours monsieur. Vous avez le vent en poupe, après une soirée comme celle-ci le sénateur Beauregard a du soucis à se faire.

L'homme politique qu'était Benjamin avait l'habitude des gens qui l'accostaient n'importe où et dans n'importe quelle situation. Aussi il ne se trouva pas perturbé devant cet homme.

- Merci Monsieur, j'espère vous avoir convaincu !

- Ce n'est pas moi que vous devez convaincre fit le vieil homme.

Benjamin souris, pensant qu'il faisait allusion à la population. Suposant la conversation close Van Harteveld continua son rangement. Mais l'homme resta planté là sans dire un mot, semblant attendre qu'il s'intéresse à nouveau à lui.

Au bout de quelques minutes, Binjamin eu fini son rangement et s'apprêta à rentrer chez lui. Il fit un signe de la main aux techniciens qui s'affairaient déjà à préparer la conférence du lendemain. Ensuite il prit la direction de la sortie pour se rendre au parking où était garé sa mercedes. Ce n'est que là qu'il se rendit compte que l'homme l'avait suivi. En le voyant dehors, dans une rue déserte et sombre, il paniqua.

- Que me voulez-vous Lança-t-il brusquement.

L'homme resta calme, il sorti de sa poche un téléphone portable et composa il numéro. Il laissa sonner deux fois puis chuchota : "il est là" ensuite il raccrocha et pris la peine de répondre à la question de Van Harteveld.

- Monsieur, dit-il d'une voix douce, Je me nomme Harry Rockyfeid. Vous ne devez pas me connaitre, mais je fais pourtant partie des hommes les plus puissants du monde. Mais me feriez-vous le plaisir d'une petite balade?

A cet instant une roll's noir fit son apparition et se gara juste derrière la voiture de Benjamin. S'il voulait fuir ce ne serait pas en voiture.

- Et si je refuse questionna l'homme politique de plus en plus mal à l'aise?

- Ce serait une erreur, mais naturellement vous êtes libre de votre choix. Comme nous sommes libre de diffuser des photos de vous en compagnie de prostituées.

Benjamin eu un éclat de rire nerveux. Toujours aussi mal à l'aise il pensait pourtant avoir affaire à un vieux fou, riche mais fou certainement.

- Jamais je n'ai trompé ma femme dit-il en agitant les mains comme pour menacer l'individu.

- Possible, c'est même tout à votre honneur. Mais nous avons les photos et des témoins.

Benjamin était vert de rage, il hurla à l'inconnu de le laisser en paix. Ignorant les menaces du vieil homme, il voulut monter dans sa voiture et téléphoner à la sécurité du bâtiment afin qu'on le débarrasse de cet envahissant personnage. C'est alors que l'homme sortit de sa poche un enveloppe contenant une série de photos. Il les lui présenta.

Le candidat à la présidence dû s'appuyer à sa voiture pour ne pas tomber. Ce qu'il voyait l'effraya au plus haut point. Il s'agissait de photos de lui et femmes. Sur toutes ils étaient nus et parfois même dans des positions sans équivoque. Il y en avait pour tous les goûts, avec des hommes, des femmes, des enfants et même des animaux.

- Elles sont réussies pas vrai ? Demanda l'individu.

- Ce sont des faux, jamais je n'ai fait ce genre de choses. Cria Benjamin de plus en plus en colère.

- Naturellement ce ne sont pas de vrai photo, mais les témoins sont vrais. Tous jurerons sur l'honneur que vous avez eu des rapports avec eux. Vous remporterez peut-être un éventuel procès. Mais vous perdrez les élections. Allons ne faite pas l'idiot, nous voulons juste vous parler.

Van Harteveld était vaincu. Il accepta de monter dans la Roll's.

A peine assis, l'inconnu sembla se détendre. Il proposa à Benjamin un verre de champagne que celui-ci refusa. L'homme utilisa à nouveau son téléphone portable. La conversation fut aussi brève que précédemment. Il se contenta d'un "on arrive" puis raccrocha immédiatement ensuite il regarda longuement Benjamin en sirotant son champagne.

- Alors, Monsieur Van Harteveld, vous me semblez stressé. Un futur homme d'état se doit de rester calme. L'homme sourit et se versa une bonne rasade de champagne, si bien qu'après quelques minutes la bouteille était vide.

- Qui êtes-vous? Demanda Benjamin avec rage.

- Pardon, je manque à tous mes devoirs. Je suis Igor Humchen.

Benjamin sembla intrigué. Humchen était l'un des hommes les plus riches du pays. Il possédait un grand nombre de sociétés aux activités les plus variées. Elles allaient de l'industries lourdes aux médias. Bien que possédant l'une des plus grosses chaînes de télévisions du pays, Igor Humchen était pour ainsi dire un inconnu. Certes le monde connaissait son nom, mais très peu de gens connaissaient son visage. Comment était-il possible que cet homme, riche et puissant soit si menaçant avec un candidat à la présidence?

Benjamin se posait mille questions et la peur pouvait clairement se lire sur son visage.

Au bout d'une dizaine de minutes de route la voiture fini par s'immobiliser au milieu d'une grande court entouré de haut bâtiment de béton. On l'invita à sortir et il dut suivre Igor dans l'immeuble le plus haut. La disposition des édifices pouvait rappeler les châteaux du XIVe siècle, mais en plus moderne. Après avoir suivi un long couloir sombre ils durent monter dans un ascenseur qui les menèrent au troisième étage du bâtiment. Là, toujours sans dire le moindre mot, Igor invita son hôte à entrer dans un grand et large pièce totalement sombre. Il lui demanda ensuite de s'asseoir sur un fauteuil en plein milieu de la mystérieuse salle. Benjamin pouvait sentir le regard d'une dizaine de paires d'yeux fixé sur lui. Avec l'obscurité, il ne pouvait distinguer les ombres des personnes présentes, mais il était certain d'être observé.

Soudain, une lumière aveuglante s'illumina dans sa direction. Il fut aveuglé ! la lumière était si forte qu'il lui semblait que même respirer était impossible. Au bout de quelques secondes ses yeux parvinrent à apercevoir une personne se tenant derrière les spots.

- Qui êtes vous? Lança Benjamin effrayé.

- Bonjour Monsieur Van Harteveld. Je suis heureux de vous voir enfin. a voix était métallique, probablement déformée par une machine, si bien que Benjamin pouvait croire qu'il parlait à un ordinateur.

- Je ne peux en dire autant. Lança l'homme politique toujours aussi apeuré.

- Allons, ne soyez pas mesquin. Je vous ai invité ici pour vous proposer un marché.

Benjamin voulu faire bonne figure et essayer de dissimuler sa peur le plus possible. D'une voix tremblante il demanda:

- Que voulez-vous?

- tout comme vous, le désir vous voir gagner les élections. Mais, je veux être certain que si c'est le cas vous respecterez nos convictions.

- Expliquez-vous; demanda Van Harteveld.

- Voyez-vous, je suis membre d'une organisation mondiale qui a pour objectif de déterminer les grandes orientations politiques dans le monde. Je suppose que vous avez entendu parler du Groupe Bildelberg? Vous parlez avec l'un de ses membres en ce moment.

Durant la conversation qui dura une bonne heure, Benjamin appris que le groupe Bildelberg avait choisis tous les présidents de son pays, le groupe influençait sur les prix des carburants, de la nourriture, sur la mode, l'économie, le chômage, les guerres, la musique,.. Bref rien n'échappait à leur influence. Les membres de ce groupe n'avaient qu'un seul objectif, la domination du monde et réaliser un maximum de profit